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Retraites : un casse-tête français ?

Retraites : un casse-tête français ?

39 min
À retrouver dans l'émission

Un régime universel de retraite par points devrait voir le jour à partir de 2025 mais les concertations à son sujet se corsent. Pourquoi est-il si difficile de réformer le système des retraites ? La réforme des retraites est-elle une spécificité française ? Qu’en est-il ailleurs ?

Retraites : un casse-tête français ?
Retraites : un casse-tête français ? Crédits : Thomas Samson - AFP

A quoi ressemblera la prochaine réforme des retraites ? Réponse à la fin de l’été, pour des effets qui devraient se faire sentir concrètement à partir de 2025. Cette semaine s’achèvent les discussions entre le haut-commissaire en charge de cette réforme, Jean-Paul Delevoye et les partenaires sociaux. 

Au mois d’octobre, le même Jean-Paul Delevoye avait fixé quelques grandes lignes. Pas question de toucher au principe de la répartition, qui veut que les cotisations des actifs financent les pensions des retraités. Pas question non plus de revenir sur l’âge légal de départ à la retraite, à savoir 62 ans. Par contre, l’objectif est de remplacer les 42 régimes existants par un seul régime, dit universel, et de mettre en place un système par points plutôt que de calculer en fonction du nombre de trimestres acquis.

En 2014 déjà, les retraites avaient été réformées. Comme en 2010, en 2003, en 1993… chacune d’entre elles ne parvenant manifestement pas à épuiser le sujet durablement. Y aurait-il une spécificité française en la matière ? Nos voisins sont-ils confrontés aux mêmes défis ? Et y répondent-ils de la même manière ?

"Retraites : un casse-tête français ?"

Vidéos :

Hervé Boulhol :

Les systèmes par capitalisation font aussi face à des défis liés au vieillissement (…) Les problèmes sont assez similaires pour la capitalisation que pour la répartition.

Catherine Perret :

Les gens qui ont déjà des métiers très pénibles ont aussi les plus petits salaires. Donc je ne vois pas très bien comment on peut les encourager à épargner alors qu’ils n’ont pas déjà de quoi finir les fins de mois.

Nicolas Marques :

Il y a une répartition, elle existe, elle est historique, il n’est pas question de la remettre en cause en France (…) D’où la proposition de dire : on garde la répartition mais on développe petit à petit une capitalisation pour tous. On l’a fait dans la fonction publique (…) Ca fait que finalement, à la fin, les fonctionnaires qui en bénéficient ont un complément retraite qui n’est pas exclusivement financé par leurs cotisations.

Articles :

"Réforme des retraites: la concertation s’achève sans illusion", AFP via Libération, le 03/05/2019

"Réforme des retraites, version Macron : ce qui se prépare", Les Echos, le 15/04/2019

Opinions :

"Il faudra lier l’âge de départ à la retraite à l’évolution de l’espérance de vie", Hervé Boulhol pour L'Opinion, le 10/07/2018

"Retraites, pour la sécurité en plus de l'équité", Nicolas Marques pour La Tribune, le 09/10/2018

"Le projet du gouvernement, c’est baisser les retraites à horizon 2030", Catherine Perret pour Regards, le 03/04/2019

Intervenants
  • économiste, responsable retraites et vieillissement démographique à la Direction de l'emploi et des affaires sociales de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE)
  • économiste, directeur général de l'Institut économique Molinari (IEM), spécialiste des questions de finances publiques, d’épargne et de protection sociale
  • secrétaire confédérale de la CGT
L'équipe
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Production déléguée
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