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Qui veut du rab de fret ?

Qui veut du rab de fret ?

40 min
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La ligne de fret ferroviaire entre Perpignan et le marché de Rungis sera finalement maintenue, après avoir été menacée de fermeture. Un moyen de transport plus écologique mais largement sous-développé, le train ne représentant que 10% du transport marchand. Quel est l’avenir du fret ferroviaire ?

Qui veut du rab de fret ?
Qui veut du rab de fret ? Crédits : PHILIPPE PAUCHET/PHOTOPQR/VOIX DU NORD - Maxppp

Des abricots vendus en gros à Rungis, acheminés directement depuis Perpignan : c’est encore une phrase qui se conjugue au présent. La ligne de fret ferroviaire entre le marché central de la capitale des Pyrénées orientales et le Marché d’intérêt national, le MIN, est maintenue. En tout cas jusqu’à la fin de la haute saison.

Voilà ce qui a été décidé il y a dix jours au ministère des transports, après une réunion de crise avec notamment les collectivités territoriales et la SNCF. Objectif : suspendre la fermeture de cette ligne, qui devait avoir lieu fin juin. Faute d’exploitants, ces derniers ayant déclaré forfait du fait de la vétusté des équipements et des problèmes de rentabilité.

A l’annonce de cette fermeture, les réactions politiques ont été unanimes : c’est une aberration, en particulier au regard des questions environnementales : le train pollue beaucoup moins que les camions. Pourtant, face à cette évidence, le fret ferroviaire reste un parent pauvre de la politique de transport. Ainsi le train ne représente plus aujourd’hui qu’à peine 10% du transport de marchandises, quand la route en capte 88 %.

L’ouverture à la concurrence, en 2005, était pourtant censée inverser la tendance, mais manifestement, cela n’a pas été le cas.

« Qui veut du rab de fret ? »

Vidéos :

Denis Choumert :

L'obsolescence du réseau a été stabilisée, moderniser va coûter beaucoup plus, et va perturber encore pendant longtemps le fret ferroviaire.

Philippe Duron :

Actuellement en ferroviaire, il faut régénérer les infrastructures, remplacer le matériel et créer des voies nouvelles pour l’avenir, pour désaturer.

Marc Fressoz :

Le déclin du fret résulte de problèmes français spécifiques à la SNCF, mais il s’inscrit aussi dans un mouvement : l’élargissement de l’Europe aux pays de l’Est, et concomitamment, la libéralisation du marché du transport routier.

Articles :

"D’abord menacé, le train de primeurs Perpignan-Rungis survivra", Le Monde, le 17/05/2019

"Les premiers camions électriques alimentés par caténaires roulent en Allemagne", Sciences et avenir, le 14/05/2019

"Nouveau parlement européen : quels élus français pour le transport ?", Marc Fressoz, Transport Info, le 27/05/2019

Analyses :

[abonnés] "Fret ferroviaire: le désastre de l’ouverture à la concurrence", Médiapart, le 02/04/2018

[abonnés] "Le transport fluvial, levier de la transition écologique", tribune d'un collectif de huit acteurs du secteur du transport fluvial, Le Monde, le 28/05/2019

Bibliographie

Intervenants
  • président de l’Association des Utilisateurs de Transport de Fret (AUTF) et de l’European Shippers’ Council
  • conseiller municipal de Caen, président du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), ancien député PS et ancien président de la Commission "Mobilité 21"
  • journaliste spécialiste des transports pour le site d'information Contexte
L'équipe
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