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Carte mondiale des membres, observateurs et membres associés à l'Organisation internationale de la francophonie

La Francophonie est-elle un instrument de domination ?

39 min
À retrouver dans l'émission

Emmanuel Macron a dévoilé son "grand plan pour la promotion de la langue française" à l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie. La France peut-elle être un pays de la Francophonie comme un autre ? Doit-on voir dans cette institution un instrument néocolonial ?

Carte mondiale des membres, observateurs et membres associés à l'Organisation internationale de la francophonie
Carte mondiale des membres, observateurs et membres associés à l'Organisation internationale de la francophonie Crédits : Vincent LEFAI, Sophie RAMIS - AFP

La francophonie n’est plus un monde assiégé, une zone à défendre. Selon les prévisions, en 2050, 750 millions de personnes dans le monde seront francophones. Presque trois fois plus qu’aujourd’hui, en grande partie du fait de la poussée démographique en Afrique. C’est donc une langue puissante qui est célébrée ce mardi à l’occasion de la journée internationale de la francophonie.

Mais que faire de cette puissance ? Qui doit la commander ? A en juger par le discours que vient de prononcer Emmanuel Macron à l’Académie française, cette responsabilité doit être partagée. "La France doit aujourd’hui s’enorgueillir d’être un pays parmi d’autres, qui apprend, parle et écrit en français" a dit le président de la République. "C’est ce décentrement qu’il nous faut penser. Le français s’est émancipé de la France, il est devenu cette langue monde, cette langue archipel" (on aura reconnu au passage les mots d’Edouard Glissant)

Les mots tenus par Emmanuel Macron sont importants en ce qu’ils répondent à un reproche fréquemment adressé à la francophonie : celui d’être une question préemptée par la France pour en faire un instrument au service de son seul rayonnement. Une façon de prolonger son passé colonial.

"La Francophonie est-elle un instrument de domination ? "

Extraits :

Nadia Yala Kisukidi : « Ce qui est intéressant c’est de politiser la Francophonie. On peut se demander pourquoi cette politique de la Francophonie est portée depuis Paris et centralisée par la parole élyséenne. »

Marie-Béatrice Levaux : « Un des objectifs du français c’est de devenir la première deuxième-langue d’une mondialisation qui ne s’écrit pas que en anglais. C’est-à-dire le multilinguisme. »

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Et aussi sur Twitter : @Grain_a_moudre @MB_Levaux @ygwet 

Intervenants
  • journaliste et écrivain
  • présidente de la Fédération des particuliers employeurs de France (FEPEM), présidente de la Fédération européenne des emplois de famille (EFFE) et référente francophonie au Conseil économique, social et environnemental
  • maîtresse de conférences en philosophie à l’Université Paris 8
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