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À l'heure du numérique, la narration politique doit-elle se réinventer ?

La politique peut-elle se passer d’histoire(s) ?

40 min
À retrouver dans l'émission

Le numérique bouscule la manière de raconter les histoires. Les médias s’adaptent aux réseaux sociaux, le cinéma se met aux séries, les jeux vidéo s’essaient à des narrations ouvertes… Mais qu'en est-il de la politique ? A-t-elle inventé des manières de se raconter différemment ?

À l'heure du numérique, la narration politique doit-elle se réinventer ?
À l'heure du numérique, la narration politique doit-elle se réinventer ? Crédits : Laura Battiato - Getty

Décidément, Donald Trump n’est pas le meilleur conteur au monde. Il en a donné la preuve hier soir encore en répondant au téléphone à quelques enfants américains selon la tradition de la Maison Blanche. Au petit Coleman, il a demandé quel était son âge : « sept ans » ; s’il avait été sage à l’école : « oui, Monsieur » Et puis, avant de raccrocher, le président américain a eu un moment d’absence : « Mais dis donc, tu crois encore au Père Noel ? À sept ans ça devient un peu… marginal, non ? Allez, profite bien ! »

Donald Trump n’aime pas qu’on raconte d’histoires ! N’est-il pas le seul à pouvoir s’arroger le droit de dire n’importe quoi ? « Un mensonge efface l’autre, un tweet gomme le suivant» écrivait Christian Salmon en mars dernier dans Mediapart, « Fini le storytelling, bienvenue dans l’ère du clash ».

Et si Donald Trump avait inventé la narration politique de demain ? Après tout, toutes les formes de récit sont en train de se « ré-inventer » comme on dit… Les médias qui s’adaptent à l’ère des réseaux sociaux et de l’image, les jeux vidéos qui inventent de nouvelles formes de narration, le monde du cinéma qui s’est mis à la série ; alors qu’en est-il de la narration en politique ? Peut-elle se passer d’histoires ?

Extraits de l'émission :

Mariette Darrigrand : 

Il n'y a pas que le contenu du récit. Ce qui compte avant tout dans le langage, c'est le rôle que vous donnez à l'autre lorsque vous parlez. Peu importe ce que vous allez dire, si vous ratez l’énonciation, ça ne va pas. Macron sait très bien que la reconnaissance est un préalable de tout.  

Virginie Le Guay : 

L'affaire Benalla est une affaire idiote. L'Élysée a vu cette vidéo où on voyait Alexandre Benalla s'en prendre à un manifestant place de la Contrescarpe. La vidéo, c'est un élément viral qui peut circuler extrêmement facilement. À la seconde où il a vu cette vidéo, où il savait que cette vidéo existait, il aurait du dire "Stop ! C'est fini ! Alexandre Benalla ne peut plus travailler à l'Élysée".

Stephane Rozès : 

Emmanuel Macron a oublié qu'il n'était qu'un acteur d'une pièce écrite par le peuple. Il s'est contenté de constater qu'il n'avait pas d'adversaire. Quand un souverain s'éloigne de ce qui a fait son contrat avec le pays, alors le pays revient de façon très violente en jacquerie. 

Articles : 

Intervenants
  • sémiologue, elle dirige le cabinet Des Faits et Signes
  • chef-adjoint du service Politique à Paris Match
  • politologue, enseignant à Sciences Po et HEC, président de Cap (Conseils, analyses et perspectives)
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
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