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53e édition du concours viticole bourguignon de Mâcon, qui réunit quelque 2.000 dégustateurs pour goûter les 10.000 échantillons des différents crus de l'Hexagone en compétition, le 21 avril 2007.

Le vin est-il moins dangereux que l'alcool ?

39 min
À retrouver dans l'émission

Un mois de janvier sans alcool, c’est le pari du « Dry January » une tendance venue de Grande-Bretagne. Mais en France, le vin est plus qu’un alcool : une tradition, un facteur d’identité territoriale. Mais est-il moins nocif pour autant ? Le vin est-il un alcool comme les autres ?

53e édition du concours viticole bourguignon de Mâcon, qui réunit quelque 2.000 dégustateurs pour goûter les 10.000 échantillons des différents crus de l'Hexagone en compétition, le 21 avril 2007.
53e édition du concours viticole bourguignon de Mâcon, qui réunit quelque 2.000 dégustateurs pour goûter les 10.000 échantillons des différents crus de l'Hexagone en compétition, le 21 avril 2007. Crédits : JEFF PACHOUD - AFP

Le "Dry january" est une pratique qui commence à faire recette en France. Après les excès des fêtes, un mois de sobriété ne peut pas faire de mal et aurait même de réels effets bénéfiques sur la santé. Mais faut-il alors s’abstenir de boire du vin ? La question peut sembler étrange tant les mentalités ont évolué sur le sujet… selon une enquête du CREDOC en 2008, 51% des Français estiment qu’il s’agit d’un produit représentant des risques pour la santé, ils n’étaient que 26% en 2003. Gageons que le chiffre aujourd’hui serait encore plus important.

Pourtant, quand la ministre de la santé a déclaré en février dernier sur le plateau de  France 2, que « en termes de santé publique, c'est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka, du whisky, il y a zéro différence » la levée de bouclier a été massive. Celle évidemment des lobbies de la filière viticole qui a mis en avant les intérêts économiques et des enjeux d’identité, de culture française. Mais aussi d’observateurs qui ont vu dans cette sortie non pas une déclaration qui relevait de la santé publique, mais de la morale et de l’hygiénisme. Pire, la ministre négligerait des éléments scientifiques tels que la nécessité de prendre en considération les conditions de consommation de l’alcool, et les effets bénéfiques pour la santé du vin bu avec modération.

Alors « Le vin est-il moins dangereux que l’alcool ? »

Extraits de l'émission :

Fatma Bouvet de la Maisonneuve : 

En terme d'éducation, il faut peut être éduquer au rôle culturel de l'alcool. Mais malheureusement, il n'y a pas de contre-poids pour le corps médical et pour tout ce qui est sensible aux complications et aux conséquences. En particulier, à l'influence des viticulteurs et des alcooliers pour élargir leur base, surtout envers les jeunes et envers les femmes. 

Jacques Dupont : 

Le vin apporte à table de la convivialité, du bonheur, du plaisir.  Cela fait aussi partie de la santé. Si on le boit raisonnablement, si on est éduqué et formé avec. 

Articles : 

L’alcool responsable de 13 % des morts d'hommes en France : par Denis Sergent pour La Croix, le 04/03/2013.

[abonnés] Grands crus de l'État, l'ivresse du pouvoir : par Clément Pétreault pour Le Point, le 14/08/2018.

Tribunes : 

Agnès Buzyn contre « l'industrie du vin » : la dictature de l'hygiénisme : par Jacques Dupont pour Le Point, le 20/02/2018.

Liens : 

Addict'Elles : site de l'association de prévention et d'accompagnement dirigée par Fatma Bouvet De La Maisonneuve.

Intervenants
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