LE DIRECT
Les prévisions des prospectivistes, mathématiciens, économistes et autres statisticiens parvient-elles à viser juste ?

Peut-on modéliser le futur ?

39 min
À retrouver dans l'émission

Pour décider comment agir aujourd’hui, il faut savoir de quoi demain sera fait. Les prospectives occupent donc de plus en plus de place dans les stratégies des Etats et des entreprises. Mais comment sont-elles construites ? Avec quelles données, quels modèles mathématiques et quelle fiabilité ?

Les prévisions des prospectivistes, mathématiciens, économistes et autres statisticiens parvient-elles à viser juste ?
Les prévisions des prospectivistes, mathématiciens, économistes et autres statisticiens parvient-elles à viser juste ? Crédits : Razvan Chisu / EyeEm - Getty

Si le début d’année est traditionnellement une période où tous les espoirs sont permis, ce n’est pas vraiment le cas en cette amorce de 2019. Morosité économique, conflits sociaux, montée des nationalismes, tensions internationales, recrudescence des catastrophes environnementales : le cocktail qui nous est promis n’a rien d’enviable.

Heureusement, il n’a rien de certain non plus. Le futur a au moins cet avantage de nous réserver, toujours, une bonne dose d’inattendu. Mais qui dit inattendu ne veut pas dire qu’il ne faut pas savoir s’y préparer. C’est le rôle de la prospective.

La prospective, nous dit le dictionnaire Larousse, c’est la ‘’science ayant pour objet l’étude des causes techniques, scientifiques, économiques et sociales qui accélèrent l’évolution du monde moderne, et la prévision des situations qui pourraient découler de leurs influences conjuguées’’. Il ne s’agit pas de prédire l’avenir, mais plutôt de s’y préparer, en élaborant des modèles, basés sur un certain nombre de critères et alimentés par des données. On les retrouve dans la météorologie, la démographie, la finance mais aussi l’ingénierie ou les assurances.

’Peut-on modéliser le futur ?’’

Vidéos

Sébastien Roux :

Le risque d'un modèle prédictif est qu'il soit pris pour une réalité à venir.

Cécile Wendling :

Le premier biais d'une analyse prospective, ce sont les limites cognitives à notre imagination, comme la sous-estimation.

Articles : 

  • "Arrêtez de faire de la prospective, faites de l'histoire !", Ubsek et Rica, 7 juin 2018 
  • "Opale, Mésange, Saphir: ces modèles économiques qui aident à prévoir l'avenir" Challenges, 30 novembre 2018
  • "Seule la prospective permet d’opter pour un futur souhaitable", Le Monde, mars 2013
Intervenants
  • Mathématicienne, directrice du Centre de Mathématiques Appliquées de MINES ParisTech et directrice de la Chaire Modélisation Prospective au service du Développement Durable (MPDD)
  • Chef du département des études économiques de l'Insee
  • Directrice de la prospective du groupe d'assurance Axa
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......