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Électrosensibles : que peut l'Etat ?

44 min
À retrouver dans l'émission

« Cherche endroit où me reposer en paix. Aix-en-Provence ou pas loin. Quelques heures peuvent me sauver ».

Ou encore :

Daniel Boy
Daniel Boy Crédits : Radio France

« Cherche maison en pierre avec murs de plus de 80cm d’épaisseur. Éloignée de 5 kms d'antennes relais, pas de 4G dans la région, pas de faisceaux hertziens, sans Wifi, sans Wimax, avec possibilité de couper les circuits électriques. Merci d'avance. C'est vital. »

A parcourir les annonces publiées sur le site du Réseau d’entraide pour les électro-sensibles, on mesure la souffrance de ceux qui se sont découvert une intolérance aux ondes…

Maux de tête, vertiges, troubles du sommeil ou de l’appétit, plaques d’eczéma sur le corps,

Les symptômes varient d’une personne à l’autre, seul point commun : ils se sentent, eux, sous le feu des ondes, et les fuir est devenu leur priorité.

Nous ne ferons pas ce soir le débat sur les causes biologiques de leur mal,

45 minutes ne peuvent suffire à exposer une querelle de près de vingt ans dans laquelle chacun se traite mutuellement de charlatan,

Nous voulions plutôt partir d’un constat : ces personnes existent et elles demandent qu’on les reconnaisse, qu’on modère notre émission d’ondes électro-magnétiques et qu’on délimite pour elle une vaste zone vierge de toute onde…

Ce qu’on appelle aussi « zone blanche » et que les opérateurs de téléphonie se font au contraire un devoir de couvrir.

Alors que se prépare un grand rassemblement pour la cause la semaine prochaine dans les Hautes-Alpes,

Nous posons ce soit la question… Comment les autorités de santé peuvent-elles gérer l’incertitude scientifique ? Le principe de précaution peut-il s’appliquer et comment ? Faut-il comme en Suède, en Autriche, en Allemagne, reconnaître que ces pathologies sont une véritable maladie ?

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