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Les syndicats sont-ils des partis politiques comme les autres ?

43 min
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François Hollande n’aura donc pas convaincu : Le président de la république avait été sommé par la CGT d’expliciter ce qu’il entendait par « dialogue social ». Visiblement pas la même chose que Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT qui a annoncé en début d’après midi que son syndicat boycotterait la seconde journée de la conférence sociale. Il a été suivi peu après par Force Ouvrière. Les 2 syndicats ne participeront pas aux tables rondes thématiques, sur l’emploi, l’insertion des jeunes, la santé, l’investissement… ou encore le dialogue social.

L’expression est sur toute les lèvres ces derniers temps, la rénovation du dialogue social était une promesse de campagne qui s’incarnait justement dans cette conférence sensée fixer l’agenda de l’année à venir. Mais comment dialoguer quand on ne se parle plus ?

Car le boycott est devenu la menace ultime, l’arme de destruction massive. Elle a d’abord été brandie le 30 juin par le président du MEDEF Pierre Gattaz qui voulait obtenir le report de la mise en œuvre du compte pénibilité. Le premier ministre Manuel Valls lui a partiellement donné satisfaction dès le lendemain… le MEDEF est donc là, au prix du mécontentement des syndicats. La CFDT déplore une « rupture du dialogue social ». Force ouvrière tape encore plus fort, dénonce un « Diktat social » et un gouvernement trop sensible aux demandes du patronat.

Dans une situation de crise, il n’y aurait plus de grain à moudre affirme le patronat qui reprend audacieusement l’expression d’André Bergeron, leader historique de la CGT. On serait donc tenté de voir dans la radicalisation des positions des uns et des autres la conséquence des conflits récents… SNCF, Intermittents du spectacle… qui ont montré l’impossibilité de dégager un consensus et l’obligation pour le gouvernement de choisir son camp. Bref d’une situation bloquée par la crise et le manque de marge de manœuvre.

Mais on pourrait aussi tenter une autre lecture, moins conjoncturelle. Remonter à la réforme de la représentativité syndicale de 2008, pensée pour redonner du souffle à la démocratie sociale. L’idée du gouvernement Fillon à l’époque, c’était de sortir d’une situation figée avec 5 grands syndicats historiques… la représentativité est désormais déterminée par le vote des salariés aux élections professionnelles. Les syndicats sont donc dépendants du vote, ils ont désormais plus besoin d’électeurs que de militants… et ça n’est pas sans conséquences sur leur positionnement.

Alors les syndicats sont-ils devenus des partis politiques comme les autres ?

C’est la question posée ce soir par le Grain à Moudre d’été

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DGAM07.07 Crédits : @Céline Leclère - Radio France

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Intervenants
  • directeur de l'Institut Montaigne
  • directeur général de Terra Nova
  • Sociologue, chargé de recherches au CNRS / IDHE.S à l'Université Paris-Nanterre
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