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APHP: faut-il lifter l'hôpital ?

40 min
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Serons-nous encore mieux soignés demain qu'aujourd'hui ? C'est finalement pour nous la seule chose qui compte. Et, c'est heureux, cette préoccupation de qualité est largement partagée puisque s'en réclament et les partisans de la grande réorganisation de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et les opposants au projet piloté par le Ministère de la Santé. La restructuration se justifie, pour les uns, par la nécessité de moderniser l'institution francilienne, de l'adapter aux progrès techniques et aux besoins de la population. Pourquoi garder trois services de grands brûlés quand ils pourraient être regroupés dans un seul hôpital ? Pourquoi rénover deux hôpitaux dans le Nord de Paris, quand il coûterait moins cher de bâtir un établissement flambent neuf ? Pour les autres, la cohérence de plan proposé réside tout entière dans une volonté de maîtrise des coûts, elle est purement financière. La preuve ? L'annonce concomitante d'une suppression de 3000 à 4000 postes d'ici à 2012 sur un total de 92 000. Les annonces ont abattu le personnel soignant qui se dit exclu de toute concertation. Les médecins de Trousseau, particulièrement, sont aujourd'hui vent debout contre un projet de restructuration ; l'établissement pédiatrique, réputé, devrait voir ses services spécialisés transférer vers d'autres sites, avec la menace de perdre des moyens au passage. Alors, est-ce la logique du « mieux soigner » qui préside aux bouleversements en cours ? Ces restructurations obéissent-elles à des impératifs louables de modernisation (et chacun sait que l'hôpital en a besoin) ou sont-elles dictées par des impératifs financiers ? L'AP-HP est-elle la pointe avancée d'une réorganisation nationale ?

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