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Collectivités territoriales : le nouveau mode de scrutin est -il un bouclier électoral pour la majorité?

40 min
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L'objectif est clair et louable : simplifier le mille-feuille de la décentralisation. Avec la création d'un « conseiller territorial », qui siégera à la fois à l'assemblée départementale et régionale, la réforme proposée par le gouvernement a l'habileté de faire passer le nombre d'élus de 6000 à 3000 sans supprimer brutalement les départements. Si l'on voit aujourd'hui l'opposition tirer l'alarme, ce n'est pas tant pour l'invention de ce nouveau mandat que pour le mode de scrutin qui lui sera attaché : un scrutin uninominal à un tour, fort peu en usage dans notre République, et qui aura pour effet mécanique de permettre à la droite, forte de son union retrouvée, de battre massivement la gauche qui a pour habitude une arrivée au premier tour en ordre dispersé. D'où le soupçon émis par le Parti socialiste d'une tentative de hold-up électoral. Le Conseil d'Etat, selon une note confidentielle que son vice-président a adressée à Matignon, révélée par le Canard Enchaîné, a retenu dans sa conclusion que « de telles atteintes à l'égalité du suffrage ne sont pas apparues justifiées par un intérêt général suffisant ». Traduction de l'hebdomadaire satirique : « ce mode de scrutin a été choisi par le gouvernement pour son seul intérêt. » Alors, que penser de ces attaques ? Qu'adviendra-t-il des plus petites formations : seront-elles broyées dans le rouleau compresseur du scrutin à un tour ? Jean-Pierre Raffarin était-il sérieux quand il évoquait une extension de ce mode de scrutin aux législatives ?

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