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Commerce extérieur : pourquoi la France décroche ?

40 min
À retrouver dans l'émission

Dans les années 90, la France faisait encore figure de grande puissance exportatrice. Nous avons même été le premier exportateur de services par habitants du monde... Ces temps sont révolus. Depuis l'an 2000, nous importons davantage de marchandises que nous n'en exportons. Même du côté des échanges de services, abstraction faite du tourisme, nous sommes à présent passés dans le rouge d'un demi-point de PIB. Quant aux échanges de marchandises, notre balance commerciale se détériore à grande vitesse. - 8,4 milliards d'euros de déficit en 2004, 26 milliards en 2005, 29 de milliards en 2006. Et 2007 sera pire. Bien sûr, les déficits anglais, espagnols et surtout américains, sont bien pires. Et ces trois pays font pourtant bonne figure dans les classements internationaux. Il ne faut pas trop se laisser obnubiler par notre tradition nationale mercantiliste, rappelait récemment Lionel Fontagné dans un note pour telos-eu. Mais il faut pourtant relever que dans le même temps, nos voisins allemands sont redevenus les premiers exportateurs du monde. Avec la même monnaie, l'euro. Ce qui semblerait démontrer que nos gouvernants se défaussent trop rapidement de leurs responsabilités lorsqu'ils incriminent la politique de « l'euro fort » que mènerait la BCE. En réalité, disent de nombreux économistes, la France n'est pas suffisamment compétitive. Notre pays a encore reculé dans le classement établi chaque année par le Forum économique mondial, passant cette année de la 15° à la 18° place. L'étude réalisée par le groupe Allianz pour le compte du think tank bruxellois Lisbon Council en février dernier, nous faisait dégringoler à la 9° place. Et notre part de marché dans le commerce mondial régresse rapidement : de 5,4 % en 1999, elle est passée à 4,3 % en 2005. Sur une planète de plus en plus mondialisée, où chaque nation fait jouer ses avantages comparatifs, où la Chine s'est positionnée en « atelier du monde » et l'Inde dans l'accueil des services en ligne aux entreprises, la France s'est mal adaptée aux nouvelles conditions du jeu mondial. Elle n'est pas assez spécialisée, diagnostiquent de nombreux experts. Certes, nous conservons des points forts : l'agro-alimentaire, l'automobile, l'aéronautique, l'électricité, et la chimie fine. Nous progressons encore du côté des exportations de matériels agricoles, des équipements téléphoniques et de la pharmacie. Mais d'une manière générale, nous manquons de spécialisations régionales. L'Etat n'a pas suffisamment joué son rôle d'organisateur des spécialisations en particulier régionales. Il a saupoudré les crédits consacrés à nos pôles régionaux de compétitivité, pour ne pas braquer les élus régionaux et du coup, aucun n'émerge véritablement. Le déclin commercial de la France est-il réversible ? A quelles conditions ? Telles sont les questions que nous vous proposons de poser en cette sombre et pluvieuse soirée à nos invités.

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