LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Crise démocratique : la faute aux institutions de la Ve ?

40 min
À retrouver dans l'émission

Si la campagne électorale semble passionner les Français, il ne faut pas oublier pour autant la crise de régime qui couve depuis une ou deux décennies. Rappelons que cette crise s'est traduite d'abord par l'incapacité de toutes les majorités successives depuis trente ans à conserver le pouvoir ; puis, qu'elle s'est manifestée de manière aigüe lors du premier tour de la présidentielle d'avril 2002, ainsi qu'à l'occasion du référendum de mai 2005. Dans ce contexte, un simple renouvellement des élites politiques est-il de nature à ramener vers les isoloirs des électeurs qui, de scrutin en scrutin, ont été de plus en plus nombreux à les bouder ? Certes, les discours politiciens tenus dans le cadre de la campagne en cours semblent plus en phase avec les préoccupations exprimées par une population exaspérée. Pour autant, la fin de l'ère du déni des réalités suffira-t-elle à réconcilier les Français avec la V° République, ou bien celle-ci est-elle en bout de course ? La fracture démocratique s'explique-t-elle par l'arrogance, l'incompétence d'élites coupées du peuple, ou par la nature même du régime - un présidentialisme plébiscitaire, encore aggravé par la pratique de la cohabitation, par Mitterrand, puis par Chirac ? Faut-il incriminer les acteurs ou plutôt le système ? Quelle que soit la réponse que l'on donne à cette question, notre Constitution devra être retouchée, toilettée. On imagine mal conserver en l'état un mode de désignation des députés qui s'arrange pour accorder un groupe parlementaire à un Parti qui plafonne à 4 % des voix et en refuse un à tel autre, qui en représente 4 fois plus. Vous reprendrez bien « une dose de proportionnelle »... Mais ce système permet-il de dégager des majorités claires dans un système politique caractérisé par la dissémination des forces politiques ? Faut-il fusionner les deux têtes de l'exécutif ? Mais selon quel patron ? Celui du Cabinet à la britannique, où le Premier Ministre, est le chef de la majorité parlementaire et dépend d'elle ? Ou celui du Président américain, qui ne peut pas plus dissoudre le Congrès que celui-ci ne peut le renverser ?

Intervenants
  • professeur de droit constitutionnel à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien membre du Conseil Supérieur de la Magistrature de 2002 à 2006.
  • Président de la troisième chambre de la Cour des comptes
  • professeur de droit public à l'Université Paris Descartes
  • politiste, professeur de science politique à Paris I, militant EELV
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......