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En partenariat avec Philosophie magazine : Le temps des politiques est-il compatible avec celui de la politique ?

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Peut-être ne connaissez-vous pas de la date précise du premier tour de la présidentielle française. Mais pour peu que vous soyez des téléspectateurs assidus des chaines d’information continue, vous ne pouvez pas ignorer qu’il ne reste plus que 54 jours avant cette échéance. Demain, 53, jeudi 52, et ainsi de suite jusqu’au jour J. Un compte à rebours qui finit par être oppressant, traduction médiatique d’un phénomène plus large, notre sujet ce soir : l’accélération du temps.

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Grain 28.02 Crédits : Radio France

Pas n’importe quel temps : celui du champ politique. Il y a le temps de la campagne électorale, celui de la parole, ou plutôt des promesses. Il y a le temps de la mandature, celui de l’action, à condition qu’elle soit visible, bien plus qu’efficace. Et puis il y a cet autre temps, un peu oublié semble-t-il : celui de la réflexion, des projets à long terme, de ceux qui transcendent le calendrier électoral.

Dans son dernier ouvrage, La 3e révolution industrielle , Jérémy Rifkin s’interroge notamment sur la quantité d’énergie dont on a besoin aujourd’hui pour construire une automobile. « Il s’avère » écrit l’intellectuel américain «qu’on en utilise beaucoup plus que le nécessaire. Notre obsession de la rapidité dans la fabrication a un coût : la dépense d’énergie supplémentaire. Et utiliser davantage d’énergie signifie en gaspiller davantage »

On pourrait appliquer ce constat à l’exercice de l’Etat : à vouloir agir toujours plus vite, ne crée-t-on pas davantage de problèmes qu’on n’en résout ? Le temps des politiques est-il compatible avec celui de la politique ?

Le bonus de Gabriel Lombard.

Nicolas Israël est philosophe et professeur de philosophie en classe préparatoire, il a écrit notamment Spinoza : Le temps de la vigilance (Payot, 2001). Dans cet entretien, il rappelle les conditions de rédaction du Traité politique par Spinoza (1632- 1677) et la pertinence de ses concepts pour penser la politique aujourd'hui. Si les affects gouvernent la multitude, ils ne condamnent pas la politique au populisme. L'Etat garantit au citoyen la sécurité , et le citoyen en retour peut développer sa vigilance face aux dévoiements de la politique.

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ina.fr Crédits : Radio France
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Intervenants
  • politologue, enseignant-chercheur en sciences politiques et chercheur associé au CERSA (Centre d'Etudes et de Recherches de Sciences Administratives et Politiques)
  • directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, directeur des études d'Euro RSCG Worlwide.
  • rédacteur en chef de Philosophie Magazine
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