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Faut-il rejeter le classement de Shangaï ?

40 min
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Le CLASSEMENT des Universités de SHANGHAI vaut-il un copeck ? Classement de Shanghai : le génie français contre la méthodologie chinoise. C'est peu de dire qu'il aura fait du bruit, ce classement de Shanghai. Au mois de mai dernier, un universitaire chinois venu à l'invitation de l'Académie des sciences expliquer ce classement devant un parterre de chercheurs français s'est fait vivement prendre à parti. Et pour cause : dans sa première version, le premier établissement d'enseignement supérieur français, l'Université Pierre-et-Marie Curie, Paris 6, s'était retrouvé à la 65ème place. Dans le palmarès 2007, les choses se sont légèrement améliorées : la première place revient à Paris 11, classée au 24ème rang. Mais encore ce rang n'est-il valable que pour les sciences naturelles et les mathématiques. En sciences de la vie, Paris 6 arrive cette fois en 77ème position, et en médecine et pharmacie, la France est tout simplement balayée des 100 premières universités mondiales. L'orgueil national ne s'en est pas remis. Pourtant, le développement de ces classements internationaux est un phénomène loin d'être nouveau et tellement monnaie courante dans le monde anglo-saxon que celui de Shanghai y est quasiment passé inaperçu. En France, il a eu l'effet d'une déflagration. Mais « le classement de l'université de Shanghai n'est pas adapté à l'exception culturelle française » a tenu à préciser le directeur de l'Institut de physique du Globe, Vincent Courtillot à son collègue chinois. Quelle est la part de vérité dans cet argument ? Les critères favoriseraient-ils les établissements bâtis sur le modèle anglo-saxon ? On leur a reproché de ne pas tenir compte de la spécificité des grandes écoles, de la taille modeste de la plupart de nos universités qui ne leur permettrait pas d'apparaître à leur juste valeur sur l'échelle. Il y a aussi le maquis des rattachements académiques, les laboratoires mixtes, les doubles, voire triples, signatures des articles scientifiques, la mosaïque des institutions de recherche...tout cela desservirait la France. En effet, disent les autres, mais n'est-ce pas là une raison de plus pour se réformer ? Pour normaliser le paysage de notre recherche aujourd'hui scindée entre les organismes tels le CNRS, l'INSERM, et les universités ? Une raison de plus pour offrir une plus grande marge de manoeuvre aux présidents de ces établissements afin qu'ils puissent jouer le jeu de ces classements ? Une chose est sûre : pour le gouvernement, le palmarès de Shanghai 2007 tombe à pic.

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