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Faut-il réquisitionner les logements vides ?

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C’est une date charnière attendue chaque année par les locataires les plus fragiles, redoutée par les propriétaires : la trêve des expulsions locatives. Elle prendra effet jeudi pour s’achever le 15 mars. 4 mois et demie de répit, à condition bien sûr d’avoir un toit.

C’est au nom de tous ceux qui n’en ont pas qu’était organisée samedi dernier une marche des réquisitions à Paris : un appel à mobiliser une 100aine de milliers de logements vacants sur les plus de 2 millions que compterait le territoire, pour répondre aux situations d’urgence. La marche aura très peu suivie : 200 personnes environ. Mais l’opération est néanmoins réussie : dans la soirée, une délégation du DAL et d’autres associations était reçue par la ministre du logement Cécile Duflot, laquelle leur tenait le discours suivant : « S'il est nécessaire, je ferai appel à l'ensemble des moyens disponibles…la réquisition fait partie de cette panoplie »

Claude Taffin, Christophe Driesbach et Claire Carriou
Claude Taffin, Christophe Driesbach et Claire Carriou Crédits : J G - Radio France

A droite, les réactions ne se sont pas fait attendre : atteinte au droit de la propriété, mesures contre-productives…

Comme si l’opposition actuelle avait oublié que la dernière grande vague en la matière avait été menée en 1995, sous la présidence de Jacques Chirac.

Depuis, cet outil de la politique du logement n’a été que très peu utilisé.

Peut-être parce qu’il s’agit aussi d’un outil peu efficace. Car il ne suffit pas de récupérer un logement vacant pour en faire un lieu d’habitation : le temps de l’urgence n’est pas celui de la rénovation.

« Faut-il réquisitionner les logements vides ? »

Pascal Dibie
Pascal Dibie Crédits : J. G. - Radio France

Et le contrepoint:

Avec Pascal Dibie, ethnologue. Dans son dernier ouvrage, Ethnologie de la porte (éditions Métailié, 2012), il rappelle que l'idée de fermer sa maison de l'extérieur est récente, et plus récente encore celle de s'enfermer de l'intérieur pour marquer son attachement à la propriété privée et sa peur du "sauvage".

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Pascal Dibie

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Intervenants
  • Directeur des études économiques et financières pour l'habitat
  • Porte-parole du collectif Jeudi Noir
  • Urbaniste, maître de conférences en aménagement et urbanisme à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
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