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Faut -il sauver l'industrie automobile française ?

40 min
À retrouver dans l'émission

Les chiffres sont tout simplement ahurissants : aux Etats-Unis, les constructeurs parlent de la pire situation depuis la Seconde Guerre mondiale : les ventes ont chuté en octobre de 32%. Même chute spectaculaire en Grande-Bretagne. En Espagne, c'est même une descente de 40%. En comparaison, la France vit une situation moins dramatique, mais le marché étant international, la production est à l'arrêt, avec les effets boule de neige bien connus : par exemple, la SNCF qui transporte moins de voitures, Saint-Gobain qui fabrique moins de verre et Arcelor qui vend moins d'acier. 10% de la population active serait concernée par ce ralentissement. « 2009 sera l'année de tous les dangers, de toutes les possibilités. Personne ne sortira indemne de cette crise", a prédit Carlos Ghosn, PDG du groupe Renault-Nissan, vendredi dernier. Renault, comme tous les acteurs de la filière, était d'ailleurs reçu cet après-midi à l'Elysée pour faire le point sur la situation et sur l'application des mesures du plan de soutien français. Outre la prime à la casse, ce soutien va prendre la forme d'un prêt de deux fois 500 millions, à un taux de 8%, et la création d'un fonds d'investissement. De ce côté-ci de l'Atlantique, de manière générale, les gouvernements n'hésitent pas à débloquer des fonds pour aider le secteur. C'est encore une fois d'Amérique que vient la surprise : pour la première fois les sénateurs ont dérogé au fameux principe « ce qui est bon pour GM est bon pour le Etats-Unis» : soutenus par l'opinion publique, ils ont en effet refusé - c'était jeudi dernier- le plan de soutien proposé par l'administration. «General Motors a fonctionné sur un mauvais modèle, a eu une mauvaise direction et aucun schéma d'innovation. Maintenant, on parle d'injecter 25 milliards, et encore 25 milliards. Qui sait quand cela s'arrêtera?» a asséné Richard Selby, sénateur républicain de l'Alabama Alors, y a-t-il là des leçons à prendre ? Faut-il aller jusqu'à la faillite pour assurer la restructuration du secteur ? La crise de la demande ne vient-elle pas -opportunément pour les constructeurs automobile- cacher une crise de l'offre ? Bref, le secteur a-t-il su se moderniser, penser sa place dans les préoccupations écologiques à venir, anticiper la rareté du pétrole, s'adapter aux nouveaux modes de déplacements urbains ?

Intervenants
  • économiste et président délégué du Conseil d’analyse économique (CAE)
  • économiste, membre du Cercle des économistes et éditeur (Editions Descartes)
  • Économiste, directeur de l'Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE)
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
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