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Faut-il supprimer le Tour de France ?

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A l’heure où nous parlons, Bradley Wiggins est toujours considéré comme le vainqueur du Tour de France 2012. Le 22 juillet dernier, le Britannique a inscrit son nom au palmarès de la 99e édition de la Grande boucle. L’a-t-il inscrit définitivement ? Si l’on s’en tient à l’histoire récente de l’épreuve, on peut à tout le moins rester prudent.

Petit florilège : Alberto Contador, vainqueur en 2010, finalement déclassé après avoir été convaincu de dopage - ce qui laisse planer le doute sur ses deux précédents succès, en 2009 et 2007.

Floyd Landis, en jaune en 2006 sur les Champs Elysées, déclassé lui aussi pour les mêmes raisons. Et Marco Pantani en 1998, Jan Ullrich en 1997, Bjarne Riis en 1996... certes toujours au palmarès, mais dopés avérés.

Christophe Brissoneau
Christophe Brissoneau Crédits : J-C Francis - Radio France

Tout cela n’est rien en comparaison du trou noir qui promet de s’ouvrir sur les tablettes des statisticiens du Tour : la disparition du vainqueur des éditions 99, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004 et 2005 : Lance Armstrong. Pour avoir eu recours « à l’EPO, aux transfusions sanguines, à la testostérone et à la cortisone », le recordman de victoires de l’épreuve va perdre tous ses titres. Ainsi en a décidé l’Agence antidopage américaine, décision qui, sauf surprise, devrait être validée par l’Union Cycliste Internationale, puisque le champion américain a décidé de ne pas contester la sanction.

Pour certains, la déchéance d’Armstrong met un terme à une longue période de dérives, vers laquelle il n’est plus question que le cyclisme professionnel revienne. D’autres au contraire y verront le signe d’un sport en pleine dégénérescence, et d’une épreuve discréditée, qui n'a plus aucun sens.

Dans ce contexte, "faut-il supprimer le Tour de France ?"

Et le contrepoint de Julie Gacon : Jacques Anquetil et le dopage - raconté par Paul Fournel, auteur de Anquetil tout seul (Seuil, 2012)

Jacques Anquetil, premier quintuple vainqueur du Tour de France, ne "marchait" pas qu'à l'amour du vélo et de l'exploit... Il ne marchait pas non plus qu'à l'argent - même s'il ne cachait pas que "le cyclisme est trop dur pour courir pour des médailles".

La blanquette de veau et la douzaine d'huîtres ingurgitées à 8h du matin avant les courses n'expliquent pas non plus, seules, de tels exploits!

Jacques Anquetil se dopait, il l'a assumé publiquement dès 1967 dans un entretien au journal L'Equipe.

L'écrivain oulipien Paul Fournel le raconte dans son livre, "Anquetil tout seul", paru en juin dernier aux éditions du Seuil. Mais il précise: le contexte n'était pas le même qu'aujourd'hui.

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