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La diplomatie française est-elle encore de ce monde ? Politique étrangère française : peser ou flotter : les termes de l'alternative

40 min
À retrouver dans l'émission

Eric Aeschimann et Christophe Boltanski publient ce mois-ci chez Grasset une longue enquête consacrée aux conceptions chiraquiennes de la politique étrangère et à leur tropisme arabe, sous le titre Chirac d'Arabie. Cette somme qui se lit comme un roman a pour objet une fiction : celle de la « politique arabe de la France » et pour sujet, un personnage à bien des égards romanesque : Jacques Chirac. De longues pages sont consacrées à sa psychologie : sa passion pour des civilisations lointaines, pour leur folklore, leur sens de la cérémonie, et plus encore leur sens de l'ordre et la hiérarchie. Jacques Chirac admire les hommes d'Etat qui imposent leur volonté à leur clan et à la nation entière. Il éprouve par ailleurs une vraie nostalgie pour l'ordre bipolaire, le monde de la Guerre Froide où la France pouvait faire entendre sa voix. Déjà anachronique il y a dix ans, quand en était défini le cadre théorique dans un grand discours au Caire, cette prétention à « la grande politique arabe » où les Français et les Méditerranéens devaient dialoguer en partenaires égaux s'est aujourd'hui effondrée. « Patiemment assemblé en trente année de vie publique, le puzzle d'un Chirac ami des Arabes se défait d'un coup, écrivent Eric Aeschimann et Christophe Boltanski. Entre ceux qui ne la comprennent pas et ceux qui ont des griefs à son égard, la France n'a plus beaucoup de relais dans le monde arabe ». Plus grand-chose ne tient en effet, les jeunes dirigeants du monde arabe n'ont pas la même sympathie que leurs aînés pour ce grand-père qui pense dans un cadre conceptuel révolu. Est-ce à dire que la grande amitié n'aura-t-elle été autre chose qu'une poudre aux yeux visant à masquer des sympathies coupables et une attirance singulière pour les régimes dictatoriaux ? On sait qu'une idée fausse est un fait vrai : à ce titre, même mythique, la politique arabe de la France a eu des répercussions qu'il faut analyser. Il faudra se demander aussi quelle sera demain la nouvelle voix de la France : quelle forme prendra, en politique étrangère, la rupture, ou l'alternance, promise après l'élection du printemps 2007.

Intervenants
  • Directeur de l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques)
  • diplomate, ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Jospin et ancien secrétaire général de la présidence de la République sous François Mitterrand
  • journaliste à L'Obs
L'équipe
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