LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

La dissémination des OGM est -elle un véritable danger ?

40 min
À retrouver dans l'émission

C'est aujourd'hui que le projet de loi sur les OGM passe en deuxième lecture au Sénat. Et tout le monde se demande le sort que vont réserver les sénateurs au fameux amendement Chassaigne ; l'amendement Chassaigne, du nom du député PCF qui l'a proposé, a été voté à l'Assemblée avec l'appui de certains députés de la majorité, dans, donc, une alliance trans-partisane ; il vise à encadrer fortement, et même à protéger les zones de production sans OGM, les zones de qualité telles que les AOC ( appellation d'origine contrôlée), les IGP ( les indications géographiques protégées) l'agriculture biologique et tous les autres labels du terroir. Il réduit donc fortement la liberté de cultiver des variétés génétiquement modifiées. Mais, inversement, il répond à l'une des exigences du grenelle de l'environnement, la liberté de cultiver sans OGM. Furieux de cet acte d'indépendance des députés, le premier ministre François Fillon avait évoqué, dès la semaine dernière, un recadrage à l'occasion de cette deuxième lecture au Sénat. Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a lui-aussi promis que les sénateurs UMP allaient "sous-amender" ce fameux amendement, de façon à le vider de sa substance. Bref, les séances qui s'ouvrent au Sénat permettront d'en savoir plus sur le degré de liberté dont jouissent réellement nos parlementaires quand ils sont sous l'oeil du gouvernement. Mais foin si j'ose dire de ces observations politiques, la question posée par l'amendement Chasseigne est un véritable objet de débat dans le monde agricole et scientifique : il concerne la coexistence de culture OGM et non OGM. Peut-on à la fois autoriser la culture de variétés génétiquement modifiées en France et assurer le « libre choix de produire et de consommer sans OGM » ? Dans la loi, on a tenté d'éviter le segment « sans OGM » pour parler d'une liberté de cultiver ou de ne pas cultiver des OGM car évidemment, « sans Ogm » est une expression ambiguë qui pose la question du seuil : est-ce 0 Ogm ou une tolérance de 0,9% comme l'a défini Bruxelles ? Les conséquences ne sont évidemment pas les mêmes en terme d'organisation du monde agricole, de distance d'isolement ou de variétés autorisées. Doit-on penser que la contamination de cultures voisines est un risque inéluctable ? Est-il également négligeable ? voilà des questions qui appelait la présence de chercheurs autour de cette table....

L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......