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La faillite, une aubaine pour la Grèce ?

38 min
À retrouver dans l'émission

Carlos Quuenan, Jacques Sapir
Carlos Quuenan, Jacques Sapir Crédits : Radio France
Carlos Quuenan, Jacques Sapir ©Radio France Le ministre grec des finances serait-il atteint du syndrome de Stockholm ? Ce matin, Evangélos Vénizélos, grand argentier d’un pays sous perfusion, rendait cet étrange hommage à la troïka (FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne) qui impose depuis de longs mois une cure d’austérité sans précédent à la Grèce. « *S’il n’y avait pas le contrôle de la troïka » * a déclaré le ministre*, « nous aurions de nouveau un dérapage budgétaire…Heureusement que nous sommes sous contrôle, car cela nous permet d’avoir du self-control* ». Il n’est pas dit que la population grecque partage l’avis de ses dirigeants. La Grèce : grand malade de l’Europe, dans l’obligation de réduire encore le nombre de ses fonctionnaires, de nationaliser ses services publics à hauteur de 50 milliards d’euros. La Grèce : pays en récession avec une croissance négative estimée à au moins 5 % en 2011. Une dette de 350 milliards d’euros. Des déficits publics qui rendent totalement obsolètes les fameux critères de Maastricht. Un taux de chômage à 16%. Et depuis le début du mois de septembre, une hypothèse devenue crédible : le pays pourrait faire faillite, et provoquer dans sa chute une réaction en chaine dont l’Europe, entre autres, aurait du mal à se remettre. L’Europe justement. Le 21 juillet dernier, les pays de la zone euro décidaient d’accorder un 2e plan d’aide à Athènes : 159 milliards d’euros (sachant que la totalité de l’aide du 1er plan n’a pas encore été versée). Un gage de la volonté des 27 de sauver coûte que coûte un des leurs…sauf que la Slovaquie, la Finlande, les Pays-Bas, l’Autriche font savoir de plus en plus fort qu’ils n’ont pas l’intention de payer indéfiniment. Qu’entre sacrifier leurs finances, et sacrifier leur allié, et bien c’est la deuxième solution qui a leur préférence.
Christian de Boissieu
Christian de Boissieu Crédits : Radio France
Christian de Boissieu ©Radio France Et si la faillite de la Grèce était la moins mauvaise des solutions ? Y compris pour les Grecs ? Question que nous allons poser à nos invités : - **Jacques Sapir** , économiste, directeur d'études à l'EHESS et auteur de La démondialisation paru aux édition du Seuil en avril 2011 - **Christian de Boissieu** , Président du Conseil d'analyse économique (CAE) - **Carlos Quenan** , économiste, professeur à l'IHEAL (Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine) - Paris 3 Des réactions ? Suivez-nous sur : [
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Intervenants
  • Professeur d'économie à l'université Paris 1 et au Collège d'Europe à Bruges, Président du Conseil d'analyse économique (CAE)
  • Economiste, professeur à l'IHEAL (Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine) - Université Paris III, vice-président de l'Institut des Amériques
  • Économiste et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
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