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La puissance de feu de Daech a-t-elle été sous-estimée ?

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En 3 jours, l’Etat islamique s’est emparé de la ville irakienne de Ramadi, près de Bagdad, et de la cité syrienne de Palmyre, preuve de sa capacité à résister à la coalition militaire mise en place en septembre dernier. Cette dernière semble peiner à définir une stratégie efficace. Par méconnaissance des forces et des objectifs de son adversaire ?

Un combattant de l'Etat islamique à Mossoul
Un combattant de l'Etat islamique à Mossoul Crédits : Stringer - Reuters

La coalition militaire, mise en place en septembre dernier pour lutter contre Daech, a-t-elle suffisamment fait la preuve de son efficacité pour être reconduite telle quelle ? Ou bien une réorientation stratégique est-elle nécessaire, au vu des résultats obtenus sur le terrain ? C’est à ces questions que vont devoir répondre les ministres des affaires étrangères de la vingtaine de pays membres de cette coalition, réunis demain à Paris.

Il y a encore deux mois, Daech (l’Etat islamique) pouvait apparaitre affaibli. Tenue en échec en janvier par les forces kurdes lors de la bataille syrienne de Kobané, l’organisation reperdait la ville de Tikrit début avril, lors d’une offensive conjointe des forces irakiennes et de l’armée de l’air américaine. Mais depuis, il y a eu Ramadi le 18 mai, et Palmyre, trois jours plus tard. Deux victoires djihadistes, l’une en Irak, l’autre en Syrie, stratégique pour la première, symbolique pour la seconde, témoins toutes les deux de la puissance militaire d’un groupe dont on ignorait presque tout il y a encore un an.

Il y a un an, c'est-à-dire à la prise de Mossoul, le 10 juin 2014. Ce jour-là, l’Etat islamique en Irak et au Levant n’accède pas seulement à une notoriété augmentée. Il s’empare de ressources pétrolières, bancaires, d’administrations qui donnent corps à son projet, proclamé quelques jours plus tard : la création d’un califat, à cheval sur l’Irak et la Syrie. Un territoire aujourd’hui sanctuarisé.

« La puissance de feu de Daech a-t-elle été sous-estimée ?  »

Alain Rodier, Romain Caillet, Philippe Migaux
Alain Rodier, Romain Caillet, Philippe Migaux Crédits : JCF - Reuters
Intervenants
  • maître de conférences à Sciences Po, chercheur spécialiste de l’islam en Asie du Sud Est.
  • journaliste, chercheur et spécialiste du djihadisme
  • directeur adjoint du Centre Français de Recherche sur le renseignement
L'équipe
Production
Production déléguée
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