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La terre est-elle vraiment plate ? Les thèses de Friedman face à la presse.

40 min
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En ces temps pré-électoraux, il nous est enfin loisible de demander des comptes à ceux qui nous dirigent. Or les résultats économiques de la machine-France ne sont pas brillants. Pour la première fois depuis longtemps, notre pays aura connu une croissance nulle, au 3° trimestre. Alors même que la croissance mondiale demeure spectaculaire. Même le géant allemand a commencé à se relever, grâce à son grand retour à la tête du commerce international. Mais nous, qui voyons nos déficits commerciaux s'ajouter à nos déficits publics, comment enrayer la dégringolade de nos parts des marchés mondiaux ? Comment assurer un emploi et un avenir à nos enfants ? Avant de nous expliquer comment ils vont mieux distribuer les fruits d'une croissance anémiée, nos politiques ne pourraient-ils pas d'abord nous dire comment rendre à notre appareil productif la vigueur qui lui manque... Peut-être devrions-nous leur conseiller la lecture du livre de Thomas Friedman, « la terre est plate ». Ce livre, écrit par un des éditorialistes-vedettes du New York Times, s'est déjà vendu à 3 millions d'exemplaires. Friedman explique, à l'aide d'exemples concrets, recueillis lors de ses reportages, en Inde, en Chine et aux Etats-Unis, ce qui est en train de secouer les manières de produire et de penser à travers le monde. Dans « La terre est plate », Thomas Friedman montre comment les chaînes de production, les chaînes d'approvisionnement, sont devenues « virtuelles », grâce à la télématique. Segmentées en acteurs délocalisés, elles font travailler tous ensemble au même moment, un peu partout à travers le monde, des hommes et des femmes. Il « collaborent » entre eux, mais aussi « entrent en concurrence » les uns avec les autres, si l'on suit bien Thomas Friedman. Cela s'appelle la mondialisation. Les conséquences entraînées sont gigantesques, mais inéluctables, prévient-il. Elles concernent les manières de produire et de consommer, mais aussi de concevoir et de diffuser des idées. La version que nous en présente l'éditorialiste du New York Times, c'est celle qu'Alain Minc avait appelée « la mondialisation heureuse ». Aux Etats-Unis même, elle ne fait pas l'unanimité. Nous avons demandé à 4 journalistes spécialisés, appartenant à 4 quotidiens différents, de tester pour nous ce livre.

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