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L’après Frêche

40 min
À retrouver dans l'émission

Emission enregistrée à 14h30 depuis la cour Soulage du rectorat de Montpellier et diffusée le soir même

La mort de Georges Frêche, le 24 octobre 2010, a-t-elle signé la fin d’une histoire politique en Languedoc-Roussillon ?

Il faut dire que Georges Frêche est tout de même resté presque 40 ans aux affaires. Élu pour la première fois en 1973 comme député, puis maire de Montpellier de 1977 à 2004 et enfin président de la Région jusqu’à sa mort, le natif de Puylaurens dans le Tarn, qui aimait bien aussi arranger sa biographie, aura laissé une trace indélébile sur le territoire et dans la politique locale.

Et c’est justement de cette emprunte dont nous parlons aujourd’hui. Un héritage politique qui parait presque inextricable. Car dans ce microcosme complexe, où beaucoup d’élus avaient fait allégeance, une conseillère régionale, j’ai trouvée cette citation dans un article de nos confrères de l’Express allant jusqu’à déclarer: « Frêche m’assassinerait que je resterai fréchiste ! », les concurrences voire les haines au sein des institutions comme au parti socialiste local compliquent aujourd’hui considérablement les affaires de la ville, de l’agglomération, de la Région…

Difficile d’organiser la succession aussi quand il s’agit d’une personnalité hors du commun, au sens politique singulier, incarnant peut-être un type de figure politique dont le moule est cassé. Et dans cette semaine des Rencontres de Pétrarque consacrées au populisme, ce débat sur « l’après Frêche » va être aussi l’occasion de s’interroger sur une certaine pratique du pouvoir local, peut-on la qualifier de populiste ? Comment en est-on arrivé à ce degré de personnification de la fonction de maire puis de Président de région ? Comment le comprendre, est-ce aussi un effet de la décentralisation ?

Enfin après la mort de Georges Frêche, les hommages avaient convergé sur un qualificatif, celui de bâtisseur. Bâtisseur d’une ville qui est devenue une métropole de dimension nationale, la 8eme de France, une agglomération qui s’est développée économiquement mais aussi et c’est vraiment très important à Montpellier qui a aujourd’hui un réel rayonnement culturel. C’est cet héritage aussi que les successeurs doivent perpétuer.

Intervenants
  • Directeur de recherche CNRS en science politique au CEPEL (Centre d’Etudes Politiques de l’Europe latine) à l’Université de Montpellier
  • Professeur de science politique à l'Université de Montpellier, Président héraultais de la Convention pour la VIe République
  • Adjoint au maire PS à Montpellier

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