LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Le cinéma français est-il antisocial ?

40 min
À retrouver dans l'émission

Des salariés qui coûtent trop chers, tellement chers qu’ils mettent en péril toute une filière industrielle. Des patrons qui n’envisagent pas d’autre alternative que de délocaliser leur production à l’étranger, là où le droit du travail est plus flexible. Voilà un refrain bien connu en ces temps de crise. Rengaine aux accents libéraux, le capital contre le monde du travail.

Cédric Klapisch, Benoit Alavoine, Diane Baratier, Bruno Icher et Frédéric Niedermayer
Cédric Klapisch, Benoit Alavoine, Diane Baratier, Bruno Icher et Frédéric Niedermayer Crédits : JCF - Radio France

Ah oui mais non, ce refrain-là n’est pas chanté par ceux que l’on croit. Bienvenue dans la grande famille du cinéma. Depuis quelques semaines, celle-ci (une bonne partie de ses membres en tout cas) ressemble à une chorale du CAC 40 : vent debout contre la nouvelle convention collective qui prévoit des rémunérations plancher pour les ouvriers et les techniciens. Ils sont plus d’un millier (producteurs et cinéastes pour la plupart) à avoir signé un appel pour sauver le cinéma français. Le sauver de quoi ? D’une quasi faillite, si jamais cette convention entre en vigueur le 1er juillet prochain comme prévu, et s’impose à l’ensemble du secteur. Les productions n’auront alors plus le choix : elles devront payer les monteurs, les scriptes, les costumières à un tarif minimum, alors qu’aujourd’hui, tout est négociable. Il en résultera un surcoût, particulièrement difficile à supporter pour les films à petit budget. Selon une estimation des opposants à la convention, 70 longs métrages (sur un peu plus de 200 films français chaque année) ne verraient plus le jour, faute de financement. A moins d’être réalisés ailleurs.

Ce qui frappe dans cette affaire, et ce qui trouble par la même occasion, c’est l’identité des opposants. On y retrouve pèle mêle Robert Guédiguian, Agnès Jaoui, Benoit Delépine, Laurent Cantet, Olivier Assayas… : autant de personnalités porteuses d’un discours de gauche, qu’on imaginait donc davantage prenant la défense des petites mains du cinéma. L’association des monteurs associés leur en fait d’ailleurs le reproche : « pourquoi à votre tour utiliser le chantage à l’emploi, l’obligation de délocaliser, le frein à la liberté d’entreprendre…toutes choses que vous dénoncez dans vos films ? »

« Le cinéma français est-il antisocial ? »

Suivez-nous aussi sur :

<source type="image/webp" srcset="/img/_default.png"data-dejavu-srcset="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2010/11/fad2eab6-4545-102e-80a0-fcfcfc001444/838_1571.webp"class="dejavu"><img src="/img/_default.png" alt="twitter" class="dejavu " data-dejavu-src="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2010/11/fad2eab6-4545-102e-80a0-fcfcfc001444/838_1571.jpg" width="300" height="111"/>
twitter

Intervenants
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......