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Le modèle français sortira -t -il renforcé ou affaibli de la crise ? Emission enregistrée depuis la Cour du Musée Fabre à Montpellier de 13h à 13h45

40 min
À retrouver dans l'émission

Bonne nouvelle : la zone Asie-Pacifique est, la première à sortir de la crise. La Chine vient de renouer avec les taux de croissance historiques : 8%. Les Etats-Unis et l'Europe, surtout, s'y débattent encore, même pas surs d'avoir encore touché le fond. Reste ce fait, unanimement reconnu : si la crise est, chez nous, en France, sérieuse, elle nous aura touchés plus tardivement et un peu violemment que les autres. La croissance française ne devrait pas descendre en dessous des - 3% contre - 3,8 % au Royaume-Uni et surtout - 5,4 % en Allemagne. Grâce à notre fameux modèle, hier encore, donné pour responsable de tous nos maux, la consommation des ménages reste solide. Toute une partie de l'opinion, qu'exaspérait le constat du « déclin français » et la mise en cause de notre fameux modèle, relève la tête et explique que nos supposées faiblesses face aux défis de la mondialisation sont devenues des forces - face à la crise. Etatiste, la France ? Sans doute. Avec des dépenses publiques qui vont absorber, cette année, absorbent 55,6 % du PIB, nous avons, en effet, l'Etat le plus cher d'Europe après la Suède (à 56,6 %). Excessive, la redistribution ? Avec un taux de PIB consacré aux dépenses sociales qui a atteint 31,1 1%, nous avons battu pour la première fois la Suède à 30, 7 % en 2006 (derniers chiffres Eurostat). Et nous devrions atteindre le seuil de 34,6 % cette année. Alors, oui, notre Etat est lourd, coûteux, élitiste, centralisé. Mais c'est justement ce qui nous a permis d'entrer dans la crise à reculons. Et d'en souffrir moins que les autres. Nos défauts d'hier se sont transformés en qualités : notre étatisme technocratique fait que nous disposons d'un des plus beaux réseaux de transports ferroviaires du monde. Notre centralisme jacobin a permis à l'exécutif une cohérence et une rapidité d'exécution dont la lourde machinerie politique allemande n'a pas été capable. L'importance relative de la fonction publique a permis à la consommation de se maintenir. Mais ces atouts, en temps de crise, nous met-on en garde, pourraient bien constituer autant de lests lorsque la reprise viendra. La faiblesse de notre appareil industriel ne va-t-elle pas s'aggraver ? La faible compétitivité de notre appareil de production fait que nous dépendons moins de la demande mondiale - atout en temps de crise. Mais demain ? Sortirons-nous de la crise plus tard que les autres ? Et surtout dans quel état ?

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