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Le MoDem a-t-il son avenir devant lui ?

40 min
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Le comité directeur de l'UDF, qui se réunit après-demain, à la demande du sénateur Arthuis, risque d'être agité. « Nous voulons connaître la situation matérielle, patrimoniale et les perspectives de l'UDF, qui garde une existence juridique », rappelle le président de la Commission des finances du Sénat, au patron du MoDem, François Bayrou. Prenant acte de l'échec de la stratégie de Bayrou aux élections municipales, Jean Arthuis a en effet annoncé qu'il quittait un Mouvement Démocrate, qu'il juge engagé « dans une impasse stratégique ». Il semble disposer du soutien du président du groupe centriste au Sénat, Michel Mercier. Bref, il flotte dans l'air comme une tentative de reconstitution de ligue dissoute. Une partie des cadres de l'UDF maintenue va-t-elle engager une bataille juridique contre le MoDem, afin de récupérer le financement et les locaux de la vieille maison ? Ne serait-il pas plus simple de rejoindre franchement le Nouveau Centre d'Hervé Morin, suggèrent d'autres élus de la vielle UDF qui ont déjà sauté ce Rubicon ? En tous cas, le paysage centriste devient difficile à décrire : la vie politique française doit compter avec un Nouveau Centre allié à l'UMP, une UDF, qui aurait vocation à fédérer d'autres centristes favorables à la même alliance mais dans une plus grande indépendance, un MoDem, lui-même divisé entre tendances favorables à des alliances contradictoires... Tout cela est-il bien raisonnable dans un contexte politique de plus en plus marqué par la bipolarisation ? Les partis du centre, en France, ont toujours été des partis de notables et d'élus, plutôt que des partis de masse. François Bayrou, on le sait, a joué sa carrière politique sur l'hypothèse inverse. Du coup, les élus centristes lui reprochent de les sacrifier à ses propres ambitions présidentielles. Ils lui reprochent aussi une stratégie d'alliances à la carte, devenue illisible pour l'électorat. Face à la fronde de ses barons, le patron du parti centriste réplique que c'est par la volonté de ses militants que l'UDF s'est transformée en MoDem ; et l'entêté gascon ajoute qu'il ne « cèdera sur rien ». Mais son échec personnel devant les murailles de Pau n'a-t-il pas décridibilisé pour de bon la stratégie du patron du MoDem ? En tous cas, les affres des centristes sont suivies en temps réel tant au siège de l'UMP qu'à celui du PS. Le premier espère bien assécher le poisson Bayrou en lui retirant jusqu'à la dernière goutte d'eau. Au second, qui devra fixer son programme en fonction de sa stratégie d'alliances, on se doute que les actions des tendances les plus favorables à une alliance avec le MoDem sont orientées à la baisse...

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