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Les grands patrons et la presse: mais qu'est-ce qu'ils lui trouvent encore ?

38 min
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Est-ce parce que Gérard Depardieu est beaucoup plus costaud que Bernard Arnault ? Libération a en tout cas fait preuve d’une certaine retenue pour sa Une du jour, saluant (si l’on peut dire) l’exil fiscal du comédien vers la Belgique d’un simple « Manneken fisc ». Pas de « Casse-toi riche con » cette fois-ci. Il est vrai qu’on ne ressert pas deux fois la même invective. Il est vrai aussi que celle-ci aura coûté cher à Libé, plusieurs entreprises du secteur du luxe, et pas seulement LVMH, décidant de suspendre leur campagne de publicité dans le journal.

Jean Stern et Bernard Poulet
Jean Stern et Bernard Poulet Crédits : J-C F - Radio France

Or plus que jamais, l’argent de la pub est le nerf d’une guerre que les journaux semblent en train de perdre. Libé encore lui, publie une double page aujourd’hui, l’état des lieux de la crise de la presse, laquelle s’accélère, un peu partout en Europe.

En France, 2012 aura vu l’arrêt définitif de France Soir, le passage de la Tribune à une version numérique et hebdomadaire.

Et la poursuite du démantèlement de ce qui fut autrefois un empire : le groupe Hersant : 260 millions d’euros de pertes, 210 millions d’euros de dette.

Une partie (L’Union, L’Est Eclair, Libération Champagne) a été cédée au belge Rossel une autre, Paris Normandie, à deux journalistes une troisième, composée notamment de la Provence, de Corse Matin et de Nice Matin semblait promise à Bernard Tapie mais rien n’est moins sûr désormais car d’autres concurrents se sont manifestés.

Et c’est bien cela qui étonne : comment expliquer que dans un tel contexte de crise, des investisseurs (Tapie, mais aussi Mathieu Pigasse, Edouard de Rotschild, Xavier Niel entre autres) soient encore suffisamment casse-cou pour accepter de perdre de l’argent ?

Quel bénéfice espèrent-ils en retirer ?

« Les grands patrons et la presse : mais qu’est-ce qu’ils lui trouvent encore ? »

Et le contrepoint:

Claude Perdriel se définit comme un "oiseau en voie de disparition": à 86 ans, il veut toujours investir dans la presse, peu importe qu'elle aille mal, l'essentiel dit-il, est qu'elle lui corresponde. Dernier rachat en date: le site d'information rue 89, dont l'objectif n'a jamais été d'être rentable, et qui rejoint donc le groupe du Nouvel Observateur avec les revues Challenges et Sciences et Avenir.
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Claude Perdriel Crédits : J. G.

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C. Perdriel

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