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L'univers concentrationnaire en Corée du Nord

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Décidément, les dirigeants nord-coréens ont le sens du burlesque. Il suffisait de voir, il y a 15 jours, leur façon de célébrer le 100e anniversaire de la naissance du père de la nation, Kim Il Sung. Et que dire de l’intronisation de son petit-fils, Kim Jong Eun, héritier de la 1ère dynastie communiste au monde ? Cerise sur ce gâteau dégoulinant de grotesque : le lancement, raté, 2 jours plus tôt, d’une fusée, laquelle aura fini sa course, en morceaux, dans les eaux de la mer Jaune. Oui décidément, les dirigeants nord-coréens font sourire davantage qu’ils ne font peur.

B Harden, P Rigoulot, S Dong-Hyuk, X Combe, L Yeong-hee
B Harden, P Rigoulot, S Dong-Hyuk, X Combe, L Yeong-hee Crédits : Mélodie Lucchesi - Radio France

Et c’est peut-être ce qu’il pouvait arriver de pire aux 24 millions d’habitants de ce pays, le plus fermé au monde. Car derrière la façade, celle d’une dictature d’opérette qui semble s’accommoder désormais, au moins à Pyongyang, de l’économie de marché, derrière cette façade se dissimule un régime parmi les plus brutaux (si ce n’est le pire) pour sa propre population. Il y aurait encore aujourd’hui, selon les ONG, entre 150 000 et 200 000 personnes enfermées dans des camps.

Soit parce qu’elles sont considérées comme déviantes, soit parce que leurs proches ont failli.

Car en Corée du nord, il ne suffit pas d’être innocent pour échapper à la prison (si tant est que l’innocence veuille encore y dire quelque chose) : il faut aussi que ses parents, ses frères, ses enfants, ses cousins le soient aussi.Un de nos invités a passé 23 années de sa vie dans un de ces camps. Pas n’importe quelles années : les 23 premières, puisqu’il y est né. Au Camp 14, Shin Dong-Hyuk aura connu la faim, les coups, l’humiliation, les brimades, le mensonge, les dénonciations : tout ce qui peut contribuer à rabaisser un homme.

« Je ne savais rien » dit-il « de l’empathie ni de la tristesse. On nous formait dès la naissance à ne pas être capables d’éprouver des émotions humaines normales. Maintenant que je suis sorti, j’apprends ce que sont les émotions. J’ai pu pleurer. Je sens que je deviens humain »

Le 2 janvier 2005, Shin Dong-Hyuk réussissait à s’enfuir, seul, du camp 14.

Ce soir, nous vous proposons un Grain à moudre un peu particulier, puisque consacré au témoignage d’un des rares témoins directs (témoin et victime) de la sauvagerie du système concentrationnaire nord-coréen :

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ina.fr Crédits : Radio France
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