LE DIRECT
Entente diplomatique cordiale entre Khalid bin Mohammad Al Attiyah, ministre des affaires étrangères du Qatar et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif (Téhéran, 26 février 2014)

Moyen-Orient : le retour du politique ?

38 min
À retrouver dans l'émission

L’Arabie Saoudite et ses alliés ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Les états arabes sunnites du Golfe sont à nouveau divisés. Les alliances religieuses ont-elles été surestimées au détriment d'enjeux plus politiques au Moyen-Orient ?

Entente diplomatique cordiale entre Khalid bin Mohammad Al Attiyah, ministre des affaires étrangères du Qatar et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif (Téhéran, 26 février 2014)
Entente diplomatique cordiale entre Khalid bin Mohammad Al Attiyah, ministre des affaires étrangères du Qatar et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif (Téhéran, 26 février 2014) Crédits : Fatemeh Bahrami / Anadolu Agency - AFP

Comme le raconte une dépêche de l’AFP publiée aujourd'hui, si la crise entre le Qatar et ses voisins n’a pas dégénéré pour l’instant sur le plan militaire, il en va autrement sur le terrain médiatique. ‘’Guerre totale dans les médias et sur les réseaux sociaux du Golfe’’ titre l’agence de presse, évoquant à la fois les mesures de rétorsion imposées à la chaine qatarie Al Jazeera, et les combats de hashtag pro-Doha ou pro-Ryad sur Twitter. Le 5 juin dernier, l’Arabie Saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, l’Egypte et le Yémen annonçaient la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, pour dénoncer, en vrac, son soutien aux groupes terroristes islamistes, aux Frères musulmans, et sa proximité avec l’Iran. En 2014, les trois premiers avaient déjà rappelé leurs ambassadeurs à Doha. Mais cette fois, la crise est montée d’un cran. Ce qui est frappant, c’est que ces fortes tensions se jouent entre des pays qui appartiennent à une même famille confessionnelle : l’islam sunnite. Réduire les tensions régionales à un affrontement entre sunnites d’un côté, et chiites de l’autre, ne semble pas résister à cette confrontation. Ce qui ne veut pas dire que la dimension religieuse en soit absente. Mais qu’elle ne saurait, à elle seule, suffire à expliquer ce qui se joue, depuis des décennies, dans cette région.

Liens

A écouter

Intervenants
  • Docteur en histoire et en sciences politiques, directeur d’études à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)
  • historien des religions et éditeur,
L'équipe

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......