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Peut-on désinventer le nucléaire ?

39 min
À retrouver dans l'émission

Olivier Isnard, Bernard Laponche, Jacques Foos
Olivier Isnard, Bernard Laponche, Jacques Foos Crédits : Radio France
Olivier Isnard, Bernard Laponche, Jacques Foos ©Radio France De la même manière qu’il y eut un ‘avant’ et un ‘après’ Tchernobyl, il y aura un ‘avant’ et un ‘après’ Fukushima. Six mois après le séisme et le tsunami qui ont mis en péril la centrale japonaise et traumatisé la population, la question de la pérennité du nucléaire civil reste plus que jamais d’actualité. Depuis cet accident, la Suisse a décidé de sortir du nucléaire en 2034, l’Allemagne dès 2022. L’Italie, de ne pas y revenir, comme cela avait été un temps envisagé. Hier, le conglomérat industriel allemand Siemens a annoncé à son tour qu’il renonçait à cette technologie, pour se consacrer pleinement aux énergies renouvelables. Le nucléaire : trop dangereux aux yeux de nos plus proches voisins. Cette série de décisions, d’en finir une bonne fois pour toutes, contraste fortement avec l’attitude de la France. C’est qu’il n’est pas facile de remettre en cause une politique énergétique fondée depuis les débuts de la Vème République sur la primauté de l’atome. L’électricité que nous consommons aujourd’hui est fournie, pour les trois quarts par l’énergie nucléaire. Avec ses 19 centrales et ses 58 réacteurs en activité, la France est le pays le plus nucléarisé au monde. Et pas forcément le plus sûr. Selon une enquête récente de l’Autorité de sureté nucléaire, aucune de nos centrales ne prendrait correctement en compte le risque sismique. Eric Besson, le ministre de l’énergie, avait donc beau jeu aujourd’hui de plaider, devant l’AIEA à Vienne, en faveur d’une généralisation des tests de résistance à tous les réacteurs du monde. La France ne semble donc pas prête à sortir du nucléaire. Mais, et c’est un changement notable, ceux qui la dirigent ou la dirigeront demain, sont désormais disposés à en débattre, comme l’a prouvé la première confrontation télévisée entre les candidats à la primaire socialiste. L’idée d’une sortie du nucléaire n’est plus taboue Mais s’agit-il vraiment d’une bonne idée ? Peut-on désinventer le nucléaire ? Pour y répondre, Hervé Gardette reçoit : - **Olivier Isnard** , chercheur à l'Institut radiologique de sûreté nucléaire (IRSN), adjoint au chef du service des situations d'urgence et d'organisation de crise - **Jacques Foos** , professeur honoraire au Conservatoire national des Arts et Métiers et auteur du livre *Peut-on sortir du nucléaire ? Après Fukushima, les scénarios énergétiques de 2050* à paraître aux éditions Hermann le 24 octobre 2011 - **Bernard Laponche** , physicien nucléaire, politologue et auteur du livre *En finir avec le nucléaire* à paraître aux éditions du Seuil le 6 octobre 2011 Des réactions ? Suivez-nous sur : [
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Intervenants
  • professeur honoraire au Conservatoire national des Arts et Métiers
  • Ancien ingénieur au CEA, physicien nucléaire, expert en politique énergétique, membre de l’association Global Chance.
  • chercheur à l'Institut radiologique de sûreté nucléaire (IRSN), adjoint au chef du service des situations d'urgence et d'organisation de crise
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
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