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Peut-on encore financer le cinéma d'auteur ?

40 min
À retrouver dans l'émission

rediffusion de l'émission du 06/06/07 Emission en direct et en public de la Cinémathèque Les réalisateurs français ont-ils d'autres choix que le divertissement ou l'underground ? Ou quand le trop menace le meilleur... Carrières trop courtes dans les salles, public en baisse, financement en peau de chagrin, le cinéma d'auteur français ne va pas fort. Une faiblesse qui s'accompagne, ou découle, de la montée en puissance de produits formatés. Tout le monde peut en faire le constat : le marché du film tend à se partager entre grosses productions américaines et productions nationales de type télévisuel, en un mot entre Spiderman et Camping, au détriment des films d'auteurs qui peinent à trouver leurs financements. Chacun s'accorde à désigner un responsable à la situation actuelle : la télévision, de moins en moins encline à prendre les risques que suppose tout oeuvre d'art véritable. Aujourd'hui un succès critique ne suffit plus à légitimer un film et le cinéaste est évalué en termes comptables, en fonction du succès économique de sa précédente réalisation. Le producteur bien connu Paulo Branco regrettait dans un entretien récent aux Cahiers du Cinéma le temps béni où l'Hypothèse du tableau volé, film qui a lancé la carrière de Raoul Ruiz, s'était permis de ne faire que 400 entrées à Paris. Pourtant -c'est là le mystère- le système de financement français tant vanté, symbole de notre exceptionnelle exception culturelle, n'a pas foncièrement changé depuis cet âge d'or. Au contraire, il s'est pérennisé, s'est fortifié à travers de nouvelles aides et de nouveaux acteurs, au rang desquels se trouvent les régions. Que s'est-il donc passé ? Pourquoi cette unanimité chez les cinéastes français à dire que tout devient plus difficile ? Pourquoi les critiques dénoncent-ils en masse la faible qualité des premiers films, et la difficulté à trouver de nouvelles signatures ? Le credo du système français de soutien au cinéma était simple : « le cinéma est un art et une industrie ». Peut-on dire qu'aujourd'hui, si l'industrie se porte bien, l'art est en danger ? On en débat depuis la Cinémathèque Française.

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