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Poulets en batterie: faut-il sauver Doux à tout prix ?

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L’échéance est désormais toute proche. C’est lundi, au plus tard, que le tribunal de commerce de Quimper fera connaître sa décision à propos de l’avenir du groupe Doux. Les magistrats examinaient aujourd’hui les offres de reprise partielle du pôle frais du leader européen de la volaille. Dans le meilleur des cas selon les syndicats, ces offres conduiraient à un millier de licenciements.

Drame social, pour les salariés, mais aussi pour tous ceux qui ont uni leur destin à ce géant de l’agroalimentaire. 800 éleveurs, dont 300 pour la seule Bretagne, sont sous contrat avec Doux. Contrat d’un genre devenu la règle dans le domaine : le groupe fournit aux agriculteurs les poussins et leur alimentation en début de cycle il leur rachète leur production en fin de cycle, une 40aine de jours plus tard : système sécurisant quand tout va bien, mais qui place les éleveurs en situation de totale dépendance.

Didier Boursier, Jean-Claude Jaillette et Michel Prugue
Didier Boursier, Jean-Claude Jaillette et Michel Prugue Crédits : J-C Francis - Radio France

Et tout ça pour quoi ? Pour produire et abattre des poulets à la chaîne. Toujours plus vite. Toujours davantage : en 2011, la production mondiale a dépassé les 100 millions de tonnes. De la viande bon marché certes, mais dont on peut douter de la qualité.

A travers le cas emblématique du groupe Doux, et au-delà de son caractère strictement social, nous avons choisi ce soir de questionner ce mode de production : l’élevage intensif, à la fois par rapport à la qualité de ce qui nous est donné à manger, au sens donné au métier d’agriculteur dans un tel système, et aux rapports que nous entretenons avec cette nouvelle race d’animaux : les animaux industriels.

« Poulets en batterie : faut-il sauver Doux à tout prix ? »

Et le contrepoint: La "Déclaration de conscience des animaux", avec David Chauvet, juriste

David Chauvet2
David Chauvet2 Crédits : Radio France

Est-il indispensable d'être équipé d'un néocortex pour penser? De plus en plus de scientifiques s'engagent pour dire que si leurs cerveaux ne sont pas biologiquement semblables, l'homme et l'animal n'en ont pas moins une conscience de même nature.

Cet été, des scientifiques internationaux (dont le physicien Stephen Hawking) ont signé une "Déclaration de conscience des animaux": l'information serait passée inaperçue en France si elle n'avait été relayée cette semaine dans les colonnes de Libération, par une tribune signée de l'éthologue Pierre Jouventin et du juriste David Chauvet .

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