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Pourquoi est-il si difficile de plumer le capital ?

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Comment distinguer un patron de PME d’un autre patron de PME ? Vous êtes sans doute nombreux à vous poser la question. Et bien voici une typologie bien pratique, directement puisée dans l’actualité récente : il y a ceux qui considèrent qu’on les prend pour des Pigeons, et il y a ceux qui pensent le contraire.

Les premiers sont bien plus nombreux, et ils ont réussi, en 2 temps, 3 mouvements et quelques clics supplémentaires à faire plier le gouvernement sur une des promesses de campagne de François Hollande. Promesse numéro 14 : « les revenus du capital seront imposés comme ceux du travail » Celle-ci avait pourtant commencé à être mise en musique fin septembre, via la loi de finances 2013. Il s’agissait notamment de supprimer les prélèvements libératoires sur les revenus du capital, et d’intégrer ceux-ci dans les barèmes de l’impôt sur le revenu. Mesure confiscatoire, ‘’anti start up’’ pour un certain nombre d’entrepreneurs, lesquels ont soudain réalisé qu’en cas de cession de leur entreprise, ils pourraient se voir imposer jusqu’à 60% sur leurs plus-values, soit près du double du taux forfaitaire actuel.

Marc Ménasé, Alain Assouline, Thierry Pech et Sophie Pedder
Marc Ménasé, Alain Assouline, Thierry Pech et Sophie Pedder Crédits : J-C Francis - Radio France

Le 28 septembre, le patron d’un fond d’investissement sonnait le clairon pour dénoncer cette mesure. Une indignation rapidement et puissamment relayée sur les réseaux sociaux. A travers un manifeste, celui des désormais fameux Pigeons. Le gouvernement a décidé –écrivaient-ils- « d’anéantir l’esprit d’entreprendre faisant dès lors courir un risque majeur à la France »

On n’avait jamais vu des pigeons faire peur à des ministres mais ce fut pourtant le cas. Jeudi dernier, Bercy décidait de s’en tenir à l’ancien système, donnant ainsi l’impression de renoncer à une réforme pourtant porteuse, en tout cas en apparence, de justice fiscale.

« Pourquoi est-il si difficile de plumer le capital ? »

Et le contrepoint :Pourquoi toujours parler de "pigeons" quand on peut dire "naïf", "crédule", "gogo", ou "dindon de la farce" (bien que personne dans notre équipe n'ait rien à reprocher aux dindons) ?Les pigeons sont taxés... de tous les maux. Ceux dont il est question ici ont-ils bien choisi leur nom? Question posée à Anne-Caroline Prévost-Julliard, chercheure au CNRS et au Museum national d'histoire naturelle, responsable d'un programme interdisciplinaire, Le pigeon en ville.

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