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Pourquoi la question de la fin de vie est-elle si politique ?

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Il se savait irrémédiablement condamné. François Mitterrand aurait eu recours à l’euthanasie pour en finir avec la maladie. Le 8 janvier 1996, une personne lui aurait administré, à sa demande, un produit létal, par intraveineuse, pour mettre fin à son calvaire. C’est ce que révélaient il y a quelques jours les 2 journalistes auteurs du livre « Le dernier tabou » que viennent de publier les éditions Pygmalion. Révélation qui, en d’autres temps, aurait sans doute fait davantage de bruit. Mais pas cette fois-ci.

Louis Beriot, Tugdual Derville
Louis Beriot, Tugdual Derville Crédits : Mélodie LUCCHESI - Radio France

Est-ce le signe que le recours à l’euthanasie ne fait plus débat ? Dans l’opinion, peut-être (comme semblent en attester les sondages sur le sujet), mais pas dans la campagne présidentielle. François Hollande a fait de cette question une des mesures-clés de son programme : et en se prononçant en faveur d’une « assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité », il aura poussé les autres candidats à se positionner. Avec un résultat finalement assez surprenant dans cette période où les clivages partisans sont brouillés puisqu’il apparaît que la gauche, (Nathalie Arthaud mise à part) est favorable à une évolution de la législation vers une légalisation de l’euthanasie, quand la droite s’y oppose, considérant que la loi Leonetti de 2005 remplit entièrement son office.

Pourquoi la question de la fin de vie est-elle si politique ?

Et le contrepoint de Julie Gacon:

Arnaud Esquerre
Arnaud Esquerre Crédits : Julie GACON - Radio France

Si mourir peut être un choix et la volonté de revendiquer le droit à disposer de son corps, qui dispose d'un corps mort? Chacun peut maîtriser son enveloppe charnelle jusqu'à un certain point... Après la mort, le corps est déplacé selon des règles très strictes: ainsi, depuis 2008, les restes humains sont exclus de la sphère privée. L'emprise de l'Etat sur le territoire des os et des cendres, c'est l'objet du livre d'Arnaud Esquerré, publié chez Fayard: le sociologue constate qu'un mouvement, depuis l'Etat, s'est engagé pour immobiliser les morts, même réduits en cendres.

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Entretien avec Arnaud Esquerre

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ina.fr Crédits : Radio France
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