LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Que peut faire l'europe face à la prolifération nucléaire ?

40 min
À retrouver dans l'émission

Face aux ambitions nucléaires de l'Iran, on a assisté à une distribution des rôles assez intelligente. L'Union Européenne, qui n'est, comme chacun sait qu'un « soft power », usant des séductions de son marché intérieur et de ses crédits d'aide au développement, a joué le rôle du bon flic - celui qui prétend éviter au délinquant des ennuis, en échange, de sa part, d'une collaboration raisonnable. De leur côté, les Etats-Unis endossaient le costume, assez crédible, du shérif, avare de paroles mais que sa gâchette démange... L'ennui, c'est que ce mélange de pressions, de séductions et de menaces n'a, pour l'instant, servi de rien. L'Iran ne s'est pas démocratisé sous la pression de cette société civile, jeune et émancipée, qu'on nous décrit parfois. L'équipe au pouvoir n'a renoncé en rien à ses menaces et à ses ambitions. Et la capacité de nuisance du pays des mollahs demeure telle qu'il est devenu un acteur incontournable du drame irakien - même aux yeux des Etats-Unis. Peut-on s'accommoder, comme le laissait entendre le président de la République sortant, d'un Iran limitant ses ambitions à « une ou deux bombes » et qui y regarderait à deux fois avant de mettre à exécution ses menaces de « rayer de la carte » l'Etat d'Israël ? C'est ce à quoi semblent nous appeler certains spécialistes de politique étrangère, qui relèvent que le programme nucléaire des mollahs est très populaire auprès de l'opinion iranienne et que les Russes et les Chinois n'ont manifesté que très peu d'empressement à appuyer les sanctions à l'ONU. D'autres estiment, au contraire, que le moment n'est pas venu de baisser la garde et que toutes les options doivent demeurer ouvertes. Ainsi Thérèse Delpech, qui publie, ces jours-ci, chez Grasset, un livre intitulé « Le grand Perturbateur ». La politique extérieure joue pour l'instant un rôle très effacé dans la campagne électorale en cours, mais on nous promet dans les états-majors des candidats que des programmes un peu plus détaillés ne sauraient tarder. Une des questions auxquelles nous aimerions obtenir leurs réponses porte sur la manière d'éviter que l'exemple de l'Iran ne fraie la voie à quantité d'autres candidats à l'arme nucléaire. L'Union Européenne doit-elle favoriser l'accès au nucléaire civil, pour mieux en contrôler l'usage et empêcher ainsi le passage au nucléaire militaire, comme l'ont suggéré récemment ? C'est ce qu'ont suggéré récemment plusieurs personnalités dont nous entendrons certaines cet après-midi.

Intervenants
  • Conseiller spécial à l’ISS (International Institute for Strategic Studies), conseiller spécial du président de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)
  • Politologue spécialiste de l'analyse géopolitique et stratégique, et directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique.
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......