LE DIRECT

Que représentent les catholiques intégristes ?

39 min
À retrouver dans l'émission

Suivez-nous sur :

<source type="image/webp" srcset="/img/_default.png"data-dejavu-srcset="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2010/11/fad2eab6-4545-102e-80a0-fcfcfc001444/838_1571.webp"class="dejavu"><img src="/img/_default.png" alt="twitter" class="dejavu " data-dejavu-src="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2010/11/fad2eab6-4545-102e-80a0-fcfcfc001444/838_1571.jpg" width="300" height="111"/>
twitter
<source type="image/webp" srcset="/img/_default.png"data-dejavu-srcset="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2010/11/af56e930-4544-102e-80a0-fcfcfc001444/838_logo_facebook.webp"class="dejavu"><img src="/img/_default.png" alt="facebook" class="dejavu " data-dejavu-src="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2010/11/af56e930-4544-102e-80a0-fcfcfc001444/838_logo_facebook.jpg" width="300" height="113"/>
facebook

Frigide Barjot, Céline Beraud, Elizabeth Marshall
Frigide Barjot, Céline Beraud, Elizabeth Marshall Crédits : Radio France

Il n’y aura plus d’huile de vidange déversée sur le parvis du Théâtre de la Ville à Paris, ni de jets de boules puantes dans le hall d’entrée, ni de cris intempestifs pendant la représentation de la pièce de Romeo Castellucci. Il n’y en aura plus…au théâtre de la Ville, puisque la pièce n’y est plus jouée depuis hier après-midi.

Mais les mêmes causes ayant la fâcheuse habitude de produire les mêmes effets, sans doute faut-il s’attendre à d’identiques manifestations d’hostilité de la part de ceux que l’on présente comme des catholiques fondamentalistes, et ce à partir de mercredi, devant un autre lieu culturel de la capitale, le 104, puisque c’est ici que l’œuvre doit poursuivre sa chaotique carrière.

L’œuvre : « Sur le concept du visage du fils de Dieu ». Déjà jouée dans d’autres pays, en Italie notamment, sans provoquer d’incidents. Présentée à Avignon cet été, dans une relative indifférence. Objet de toutes les passions depuis plus d’une semaine, pour son caractère supposément blasphématoire : où l’on y voit la figure du Christ souillée par ce qui semble être des excréments.

Avant-hier, emboitant le pas des trublions nocturnes, plusieurs milliers de personnes (jusqu’à 5 000 selon les organisateurs) se rassemblaient au pied de la statue de Jeanne d’Arc, pour s’indigner de la « christianophobie ambiante ». Le même jour, le président de la Conférence des évêques de France, le cardinal André Vingt Trois, prenait au contraire ses distances d’avec un « groupuscule qui se réclame de l’Eglise catholique sans aucun mandat » et « fait de la foi un argument de violence ».

Qui sont ces militants, déjà repérés il y a quelques mois du côté d’Avignon, lors de l’affaire Piss Christ, polémique autour de la présentation d’une photographie d’Andres Serrano, représentant un crucifix plongé dans un liquide évoquant l’urine ? Des activistes qui promettent de perturber le Golgota Picnic de l’Argentin Rodrigo Garcia, présenté en décembre prochain au théâtre du Rond Point.

Et surtout, leurs réactions démesurées traduisent-elles, dans l’excès, un ressentiment plus profond, celui d’une communauté catholique habituée à rester silencieuse ?

Ecoutez le contrepoint de Julie Gacon. Maximilien Ambroselli, du collectif Frassateam, détaille sa volonté de tourner en dérision le prétendu manque de reconnaissance rencontré par les chrétiens en France.

Écouter
2 min
Contrepoint catholiques
Intervenants
  • sociologue, directrice d’études à l’EHESS, co-auteure avec Philippe Portier de « Métamorphoses catholiques. Acteurs, enjeux et mobilisations depuis le mariage pour tous » (Éditions MSH).
  • rédactrice en chef de La Vie
  • parodiste, chroniqueuse et membre du groupe éditorial Jalons
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......