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Revenu de solidarité active : va-t-il améliorer l'accès à l'emploi ?

40 min
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Et si certains d'entre nous étaient contraints de ne pas travailler pour gagner plus ? les trappes à inactivité en question. L''idée que l'on puisse vivre de son travail semble évidente. Pourtant, pour certains d'entre nous, soit l'emploi n'existe tout simplement pas, soit il n'est pas assez rémunérateur. En effet, aujourd'hui, le travail ne protège pas forcément du dénuement : en 2001, la France comptait près d'un million de personnes actives pendant six mois ou plus dans l'année et vivant pourtant au sein d'un ménage pauvre. C'est contre l'extension de cette nouvelle pauvreté, d'abord attestée dans le monde américain, celle des working poor ou des travailleurs pauvres, que la Commission "famille, vulnérabilité et pauvreté", présidée par Martin Hirsch avait proposé entre autres, la création du revenu de solidarité active (RSA). L'objectif : faire en sorte que le travail redevienne payant. Il semble en effet qu'en France, s'il l'on suit un pur raisonnement économique, les bénéficiaires des minima sociaux ont souvent intérêt à ne pas travailler pour ne pas perdre les revenus de la solidarité nationale. Ces effets de seuils qui pénalisent ceux qui souhaitent reprendre un emploi ont été baptisés "trappes à inactivité" ; par exemple, pour un couple au RMI qui reprend le travail, les gains liés à leur nouvelle activité sont en partie effacés par la perte de la couverture-maladie universelle (CMU) ou par le recours nécessaire à un système de garde d'enfants. Martin Hirsch plaide pour une mini-révolution : passer définitivement dans un système qui permette de combiner revenus du travail et revenus de solidarité, dans lequel aucune heure travaillée ne se traduise par une baisse des prestations supérieure à ce que rapporte le travail. C'est ce complément financier que l'on appelle le Revenu de Solidarité Active. Il est actuellement testé dans le département de l'Eure depuis plusieurs mois et devrait donner lieu à un projet de loi élaboré dès cette année. L'idée pourtant ne fait pas l'unanimité chez les spécialistes du retour à l'emploi. La mesure risque de coûter cher et très cher et qui sait si l'assistance décourage vraiment le travail ?

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