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Les  électeurs du Front National peuvent-ils s’identifier aux personnages d’un auteur comme Houellebecq ?
Épisode 4 :

La littérature sait-elle parler aux électeurs du Front National ?

40 min
À retrouver dans l'émission

La colère qui se traduit dans les urnes est-elle perceptible dans la production littéraire du moment ?

Les  électeurs du Front National peuvent-ils s’identifier aux personnages d’un auteur comme Houellebecq ?
Les électeurs du Front National peuvent-ils s’identifier aux personnages d’un auteur comme Houellebecq ? Crédits : DAMIEN MEYER - AFP

A ce stade de notre semaine spéciale consacrée aux dysfonctionnements des relais d’opinion, il apparaît que la question de la représentativité est centrale. Les médias, les partis politiques, les élites intellectuelles et économiques, les syndicats, et même les associations peinent aujourd’hui à refléter l’ensemble de la société, de sa diversité. Une déconnexion sociologique qui se traduit par une incompréhension des préoccupations d’une partie des Français.

Pour renouer le contact, pour revenir au réel, peut-être faut-il passer par la fiction. Mieux encore, par la littérature. Après tout, si l’on connaît si bien la société du XIXe siècle, c’est grâce aux grands romans naturalistes. Ceux qui sont publiés aujourd’hui permettent-ils de documenter notre époque, de rendre compte de cette France qu’on dit invisible, celles des marges, de la périphérie ? La colère qui se traduit dans les urnes est-elle perceptible dans la production littéraire du moment ?

‘’La littérature sait-elle parler aux électeurs du Front national ?’’

Liens

  • Aurélie Adler : «Ecrire pour convertir la honte en énergie politique» (La Croix)
  • «Guerilla», le roman sulfureux qui raconte la pagaille de la France de 2016 (Slate)

Mais cette France reste la mienne. Ces électeurs effarants demeurent mon peuple et mon sang. Je les hais, je les comprends. Ces dernières semaines, avec les attentats puis les élections, j’ai senti monter leur rage. On me dit qu’ils ne sont pas plus nombreux qu’en 2012. On me parle d’abstention. Mais je sais moi qu’ils sont des millions d’écoeurés qui veulent renverser la table et rêvent de machine à remonter le temps. Parce que l’actualité est au-dessus de leur force et que demain ferait aussi bien de ne pas venir. D’autres veulent notre perte. Les miens pourraient bien la précipiter. Nicolas Mathieu, La Semaine régionale, 17 décembre 2015

Journal La Croix
Journal La Croix

Bibliographie

Faux nègres

Faux nègresFayard, 2014

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