LE DIRECT

Turquie: l'ambiguïté peut-elle tenir lieu de politique étrangère ?

39 min
À retrouver dans l'émission

Difficile de comprendre aujourd’hui ce qui guide la diplomatie turque. Pays essentiel entre l’Europe et le Moyen-Orient, puissance régionale incontournable, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan peine à afficher une ligne claire, que ce soit par rapport à la Syrie, à l’Iran, à l’Europe. Cette ambiguïté est-elle voulue ou subie ?
<source type="image/webp" srcset="data:image/jpeg;base64,/9j/2wBDACgcHiMeGSgjISMtKygwPGRBPDc3PHtYXUlkkYCZlo AjIqgtObDoKrarYqMyP/L2u71////m8H////6/ b9//j/2wBDASstLTw1PHZBQXb4pYyl Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj/wAARCAAZACoDASIAAhEBAxEB/8QAGAABAQEBAQAAAAAAAAAAAAAAAwIBBAX/xAAnEAABAwMDAgcBAAAAAAAAAAABAAIDERIxBCEyE3EFFCJBQnKhsf/EABYBAQEBAAAAAAAAAAAAAAAAAAABAv/EABgRAQEAAwAAAAAAAAAAAAAAAAABAhEx/9oADAMBAAIRAxEAPwDzonU2KYMdJxyhijuBLjSnsl6zo3gNFB/USxcj3Rx9APqDkBS60aYUyEcsokkupb2VXX7jDUqzhIGxgerNKoHFlxzlI94cBX8U WJ3tKFTe66pCx8txFRhWeCA5Qa43O2CUtLGAFqJnMd136zA qKHSxGeUD4jcrtOoa00txsj8M4yKHcj3WsZti1//9k= "data-dejavu-srcset="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2015/04/488ba356-e9cd-11e4-adec-005056a87c89/838_rtr4l487.webp"class="dejavu"><img src="data:image/jpeg;base64,/9j/2wBDACgcHiMeGSgjISMtKygwPGRBPDc3PHtYXUlkkYCZlo AjIqgtObDoKrarYqMyP/L2u71////m8H////6/ b9//j/2wBDASstLTw1PHZBQXb4pYyl Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj4 Pj/wAARCAAZACoDASIAAhEBAxEB/8QAGAABAQEBAQAAAAAAAAAAAAAAAwIBBAX/xAAnEAABAwMDAgcBAAAAAAAAAAABAAIDERIxBCEyE3EFFCJBQnKhsf/EABYBAQEBAAAAAAAAAAAAAAAAAAABAv/EABgRAQEAAwAAAAAAAAAAAAAAAAABAhEx/9oADAMBAAIRAxEAPwDzonU2KYMdJxyhijuBLjSnsl6zo3gNFB/USxcj3Rx9APqDkBS60aYUyEcsokkupb2VXX7jDUqzhIGxgerNKoHFlxzlI94cBX8U WJ3tKFTe66pCx8txFRhWeCA5Qa43O2CUtLGAFqJnMd136zA qKHSxGeUD4jcrtOoa00txsj8M4yKHcj3WsZti1//9k= " alt="Tayyip Erdogan entouré de soldats aux uniformes traditionnels pour commémorer l'histoire turque." class="dejavu " data-dejavu-src="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2015/04/488ba356-e9cd-11e4-adec-005056a87c89/838_rtr4l487.jpg" width="640" height="392"/>
Tayyip Erdogan entouré de soldats aux uniformes traditionnels pour commémorer l'histoire turque. Crédits : New POOL

                                                                                                            <em itemprop="copyrightHolder">Reuters</em></span></figcaption></figure> 

Il y aura le prince Charles. Il y aura les premiers ministres australien et néo-zélandais. La Turquie commémore demain le 100e anniversaire de la campagne de Gallipoli, plus connue chez nous sous le nom de bataille des Dardanelles. Bataille qui vit s’affronter les troupes franco-britanniques et celles de l’empire ottoman : une victoire pour ce dernier mais aussi le début de la fin.

Les autres années, la célébration avait lieu chaque 25 avril. Pour ce centenaire, la date a été avancée au 24, soit exactement le même jour qu’une autre commémoration : celle du génocide arménien. De nombreux chefs d’Etat, parmi lesquels François Hollande et Vladimir Poutine, sont attendus à Erevan. Evidemment, faire coïncider ces deux anniversaires ne doit rien au hasard. L’initiative en revient au président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Une provocation délibérée, qui semble être devenue la marque de celui qui préside aux destinées de la Turquie depuis août dernier, après en avoir été le premier ministre. Dans le portait que lui consacre cette semaine l’hebdomadaire Le Point, Erdogan est décrit comme « un dirigeant tout puissant qui sombre dans la paranoïa » : « la liste de ses ennemis s’allonge de jour en jour ».

Sa politique étrangère s’en ressent : la Turquie est fâchée avec l’Iran, l’Egypte, la Syrie, Israël les relations sont loin d’être au beau fixe avec l’Arabie saoudite et l’Union européenne. S’il y a une ligne directrice, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas claire.

« Turquie: l’ambiguïté peut-elle tenir lieu de politique étrangère ? »

Dorothée Schmid, Emre Demir
Dorothée Schmid, Emre Demir Crédits : JCF - Radio France

> Suivez également l’hebdomadaire Zaman France
A propos de la célébration de la bataille des Dardanelles, vous pouvez visionner le film commémorant la victoire navale de Çanakkale, réalisé par la présidence Turque. Dans ce clip on peut notamment entendre le président Erdogan réciter un poème d'Arif Nihat Asya intitulé « Dua » (« Oraison »).

Suivez-nous aussi sur:

<source type="image/webp" srcset="/img/_default.png"data-dejavu-srcset="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2014/02/913f3be2-8f19-11e3-af2e-782bcb73ed47/838_twitter.webp"class="dejavu"><img src="/img/_default.png" alt="twitter" class="dejavu " data-dejavu-src="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2014/02/913f3be2-8f19-11e3-af2e-782bcb73ed47/838_twitter.jpg" width="838" height="315"/>
twitter Crédits : Radio France

Intervenants
  • ancien rédacteur en chef et fondateur de l'hebdomadaire Zaman France
  • Chercheuse, responsable du programme Turquie contemporaine et Moyen-Orient de l'IFRI
  • professeur à Sciences Po Grenoble, dirige le master "Intégration et mutations en Méditerranée et au Moyen-Orient"
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......