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Un héritier peut-il censurer l'oeuvre de son grand-père ?

40 min
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Il y a ceux qui, pour exploiter la gloire posthume de leur ancêtre, sont prêts à livrer au public ses brouillons déchirés, ses lettres d'amour et jusqu'à la moindre note de teinturier. A l'autre extrémité, on rencontre ces héritiers qui surprotègent la mémoire de leur grand homme et qui, veillant sur ses malles comme des rottweilers, gâchent la vie des biographes les mieux intentionnés. Sans oublier ces épouses qui, comme Sonia Orwell, mariée exactement deux mois à George, poursuivent ensuite, trente années durant, des carrières impitoyables de veuve abusive, censurant impitoyablement les textes qui leur déplaisent pour des raisons politiques. Les écrits politiques d'Orwell, qui viennent de paraître chez Agone, rassemblent précisément ces textes interdits par Sonia.... Quant aux oeuvres de Borges dans la Pléiade, elles demeurent, elles, bloquées par Maria Kodama, veuve procédurière, mariée trois mois au génial Argentin. Bref, les ayants droit sont des gêneurs. Et pourtant, sans eux, qui veillerait sur les sur droits moraux et patrimoniaux de créateurs et de créatrices dont le nom est devenu aussi précieux que des marques. En l'absence de l'intéressé(e), il faut bien que quelqu'un tente d'empêcher les utilisations abusives d'une oeuvre, ou d'un nom qui pourrait en dénaturer l'image publique. Il faut bien que quelqu'un veille à ce que des pans du patrimoine ne soient dénaturés, ridiculisés, ou salis. Mais jusqu'où s'exerce aujourd'hui ce droit moral ? Est-il illégitime d'en dénoncer certaines dérives ?

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