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Universités : peut-on concilier autonomie et égalité ?

40 min
À retrouver dans l'émission

L'autonomie est-elle la clef du succès ? C'est parti depuis une dizaine de jours : la réforme sur l'autonomie des universités est sur les rails. Priorité du gouvernement, elle devrait être votée fin juillet lors de la cession extraordinaire du Parlement. La concertation des différents acteurs, lancée le 31 mai par le Ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, va se poursuivre jusqu'au 22 juin. Nous sommes donc à mi-chemin. Les grands axes de réflexion, nous les connaissons : autonomie renforcée des universités, conseils d'administration resserrés, et mandats des présidents plus courts dans le temps mais renouvelables avec possibilité de décider des recrutements. Autant de points sans doute très importants mais qui semblent un peu dérisoires aux citoyens que nous sommes : nos universités souffrent-elles vraiment d'un manque d'autonomie ? Est-ce là le premier de leurs maux ? Une réforme des conseils d'administration va-t-elle, à elle seule, répondre aux vrais problèmes, ceux dont tout le monde témoigne : manque d'encadrement, taux d'échec au 1er cycle, médiocrité des recrutements, vétusté des locaux, besognes administratives pléthoriques au détriment du travail intellectuel ? Il faudra nous expliquer comment la réflexion sur l'autonomie renforcée peut avoir une incidence sur toutes ces questions essentielles. On suspecte un forte part d'implicite, ainsi l'association de réflexion sur les enseignements supérieurs et la recherche, l'Areser, dans une tribune de Libération faisait remarquer qu'une autonomie de gestion ne peut que préparer une autonomie financière et à terme la mise en place de droits de scolarité pour les étudiants. D'autres pensent que l'autonomie renforcée a pour but à moyen terme de déboucher sur une concurrence entre les établissements. Cela inquiète une partie du corps enseignant et les syndicats étudiants, pour qui l'éclatement du cadre national est un sujet tabou. Bref, la réforme engagée, derrière ses aspects techniques, est à haut risque. Mais comme le pensent certains professeurs, « rien n'est pire que la situation actuelle ». Cette formule suffira-t-elle à créer du consensus ? Nous en aurons peut-être une idée à l'issue de ce débat.

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