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Lanterne pour honorer les morts.

François Cheng : "Je me considère toujours comme un errant, comme un être en marche et en quête"

34 min
À retrouver dans l'émission

Alain Veinstein reçoit François Cheng qui publie "Cinq méditations sur la mort : autrement dit sur la vie" (Albin Michel). L'occasion pour l'écrivain poète de disserter sur la résonance de la poésie et l'âme en Orient et en Occident.

Lanterne pour honorer les morts.
Lanterne pour honorer les morts. Crédits : Godong/Universal Images Group - Getty

Invité d'Alain Veinstein dans l'émission "Du jour au lendemain", François Cheng explique se considérer, "si ce n'est pas trop présomptueux" prévient-il , comme "un poète de l'être", c'est-à-dire qu'il s'interroge "sur le mystère de notre destin au sein de l'univers vivant". Il donne alors sa vision de la poésie qui se veut "méditative". Son but "dès le départ" de l'écriture de son livre Cinq méditations sur la mort : autrement dit sur la vie était de méditer sur la mort pour "plus pleinement vivre".

La poésie est à la pointe du langage humain. Etant à la pointe, elle a pour mission justement de donner une résonance qui permet à notre esprit d'aller au-delà de la mort et par là de rejoindre la source cachée de la vie. Il n'y a que le langage poétique qui répond plus ou moins à notre désir d'aller rejoindre un certain au-delà de notre destin.

L'âme, "cette part unique de chacun" est essentielle pour François Cheng et se distingue de l'esprit.

L'âme constitue la part la plus secrète, la plus intime et souvent la plus inconsciente de notre être. L'âme est là entière dès avant la naissance de chacun, elle accompagne chacun de nous tout au long de notre vie comme une sorte de basse continue. Elle est et sera toujours là au moment de notre mort.

De sa réflexion sur la mort, l'écrivain et poète nous invite à changer notre perception. Au lieu de "dévisager la mort toujours comme une fin absurde, nous devons faire le contraire" ainsi "d'envisager la vie à partir de notre mort". La mort devrait être vue comme "un fruit de notre destin", à la fois comme "accomplissement" et "renaissance".

Il s'explique ce qu'il veut dire par "mourir en poète" c'est-à-dire "d'essayer de porter une parole de vérité jusqu'au bout".

Toutes ces passions qui nous habitent sont impulsées par notre conscience de la mort. Mon propos n'est pas de me complaire dans un climat mortifère, au contraire. La mort pour moi devient le moteur le plus dynamique de notre vie si nous réussissons à l'intégrer dans notre vision complète de la vie.

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