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Mona Lisa (Leonard de Vinci, c.1503-1506)

Paul Veyne : "Dans la Joconde, c'est le paysage qui est essentiel !"

34 min
À retrouver dans l'émission

Alain Veinstein reçoit Paul Veyne, auteur de "Mon Musée imaginaire ou Les chefs-d'oeuvre de la peinture italienne" (Albin Michel). Il nous dit combien lui importe la beauté dans l'art et que ces chefs-d’œuvres sont comme des pardons adressés à l'humanité si tourmentée et tragique.

Mona Lisa (Leonard de Vinci, c.1503-1506)
Mona Lisa (Leonard de Vinci, c.1503-1506) Crédits : Getty

Paul Veyne, professeur honoraire au Collège de France, Paul Veyne est un des plus grands historiens français de l'Antiquité romaine. Ses nombreuses publications sur le monde antique (Comment on écrit l'histoire , 1971, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? , 1983, L'Empire gréco-romain , 2005, Quand notre monde est devenu chrétien , 2006), rédigés d'une plume alerte, l'ont fait connaître du grand public.

Son ouvrage Mon musée imaginaire ou Les chefs-d'oeuvre de la peinture italienne vient d'être republié, l'historien Paul Veyne s'explique sur son amour de la peinture.

Malraux a été le grand éducateur du peuple français pour la peinture [...] Malraux a fait des Français des amateurs de peinture, de même que les Allemands sont des amateurs de musique.

La connaissance des chefs-d’œuvre nous permet "d'accroître notre sensibilité" et tout simplement de "nous donner un plaisir de plus", peu importe le savoir sur l'histoire de l'art, ce n'est pas utile pour apprécier. La beauté est "une affaire d'accoutumance" et comprendre la peinture c'est possible "pour tout le monde", il suffit d'y être familiarisé dans son environnement quotidien, insiste-t-il.

[Dans la peinture] il faut qu'il y ait un brouillage à déchiffrer parce que cette atmosphère mystérieuse est à elle seule un élément poétique, c'est comme un rêve.

Dans la Joconde, c'est le paysage qui est essentiel ! Le paysage représente en réalité l'âme de cette dame. C'est son paysage intérieur, c'est elle-même. C'est pour cela qu'il n'y a aucun pas un seul être humain... Elle communique avec autrui : il y a un pont... Elle a l'âme grande... Ça va très loin, on voit des glaciers, on voit un détroit à l'horizon... Ces paysages qui l'entourent, qui sont à mon avis d'un coup de plume beaucoup plus beau que la figure elle-même - qui est belle, je ne dis pas le contraire - mais le tour de force, c'est les deux morceaux de paysages à droite et à gauche, et ce qu'ils symbolisent : l'âme de la dame qui est là. Elle a une paix intérieure, elle se sourit à elle-même.

Intervenants
  • historien spécialiste de l’Antiquité romaine, professeur honoraire au Collège de France
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