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L'éditeur Raphaël Sorin en 2005

Raphaël Sorin : "Les mémoires d'éditeur sont soit décevantes, soit incomplètes, soit mensongères, soit médiocres. Je ne voulais pas rentrer dans cette catégorie"

35 min
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L'éditeur Raphaël Sorin, connu pour avoir notamment publié Charles Bukowski et Michel Houellebecq, est décédé à l’âge de 78 ans. En 2011, pour le troisième volume de ses portraits et entretiens consacré à des fortes têtes comme Arletty, Manchette ou Burroughs, il était au micro d'Alain Veinstein.

L'éditeur Raphaël Sorin en 2005
L'éditeur Raphaël Sorin en 2005 Crédits : Ulf Andersen / Aurimages - AFP

C'est la maison d'édition Ring, dont il était directeur littéraire, qui a annoncé la nouvelle : Raphaël Sorin est mort ce dimanche 16 mai. Figure de l'édition connue pour son audace, il avait contribué à populariser l'œuvre de Michel Houellebecq, à partir des années1990, notamment en publiant Les Particules élémentaires (1998).  Journaliste et critique littéraire, Raphaël Sorin avait également exercé au Monde à l'Express ou encore dans le Masque et à la Plume sur France Inter.

Alain Veinstein recevait en 2011 Raphaël Sorin, pour Les Terribles (Finitudes), troisième et ultime volume de portraits et d'entretiens (après "Produits d'entretiens" et "21 Irréductibles").

Raphaël Sorin ne croit pas aux mémoires d'éditeurs. Plus de quarante ans d'édition à son actif pourtant.

Je sais de quoi je cause puisque j'en ai lu beaucoup. Et elles sont très décevantes, soit parce qu'elles sont incomplètes, soit parce qu'elles sont mensongères, soit parce qu'elles sont médiocres. Donc, je n'ai pas envie de rentrer dans cette catégorie.

Mais rien à faire, il ne se racontera pas. Ses mémoires à lui, ce sont ses rencontres, sa bibliothèque, ses amitiés et tous ces textes éparpillés au fil du temps. Pourtant au fil de l'émission se dessinent ses amitiés en littérature, ses coups de cœur, des anecdotes comme celle du fameux Apostrophes avec un Charles Bukowski complétement ivre. En plus d'être son éditeur, il fut celui qui se chargea de le sortir du plateau...

C'est moi qui l'ai retiré du plateau de Pivot. D'ailleurs, si on regarde Youtube, ça passe en permanence. Je me revois évidemment beaucoup plus jeune en riant. D'ailleurs, pour moi, c'était une blague, pour Bukowski aussi. Il n'y a que Pivot qui a paniqué, qui a pris ça au tragique. Il avait peur que Bukowski lui vomisse dessus. L'événement aurait été encore plus important. Mais Bukowski, indépendamment de ça, c'est un grand écrivain et puis surtout, je pense que c'est un grand poète. Il faut lire les poèmes de son recueil "L'amour est un chien de l'enfer". Ils sont très très beaux .

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