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Illustration de la pièce de Molière "le Malade Imaginaire" sur un almanach de 1680.

"Le Malade imaginaire" de Molière / La dictée : "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand

59 min
À retrouver dans l'émission

Cette semaine, "En français dans le texte" propose d'étudier un extrait du "Malade imaginaire" de Molière. Rachid Santaki nous proposera un extrait de "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand. Et pour terminer, une nouvelle anagramme d'Etienne Klein.

Illustration de la pièce de Molière "le Malade Imaginaire" sur un almanach de 1680.
Illustration de la pièce de Molière "le Malade Imaginaire" sur un almanach de 1680. Crédits : © API / Coll. Gamma-Rapho - Getty

En français dans le texte se propose de vous faire écouter les plus belles pages de la littérature française, écouter et réviser, pour les moins de dix-huit ans. France Culture a choisi de faire vivre et revivre les grands textes de notre patrimoine littéraire, mais aussi parfois philosophique et historique, interprétés par de grands comédiens, et analysés de manière experte, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale.

Aujourd'hui, Le Malade imaginaire de Molière : Acte II, Scène V.

Créée pour la première fois en 1673, la pièce est la dernière comédie de Molière. L’histoire du Malade imaginaire joue sur des ressorts assez classiques.

Rappelons le début de l'histoire

Argan, père bougon, veut marier sa fille à l’homme qu’il lui a choisi, peu importe son choix à elle. Ce gendre idéal est le fils de son médecin Diafoirus, tout juste sorti de la faculté de médecine. Pour Argan, l’hypocondriaque, cela vaut toutes les situations du monde. À la fin de l’acte I, Toinette a eu l’idée de faire prévenir Cléante, l’amoureux d’Angélique. Il arrive alors déguisé en maître de musique, stratagème visant à s’introduire – masqué - dans la chambre de son amante. Pas de chance ! Le père préfère que la leçon ait lieu en public. Un public va s’agrandir avec l’entrée en scène des Diafoirus, père et fils. 

L'autre histoire

Mais dans Le Malade imaginaire, il y a une autre histoire, folle, incohérente, qui se loge dans les intermèdes. Entre les actes. Nous sommes en effet dans une comédie-ballet, où chacun des trois actes est encadré par des moments chantés et dansés, dont le rapport à l’action principale est très fluctuant.

Les adaptations du Malade imaginaire montrent que les metteurs en scène ont souvent peur de ces passages : soit ils les suppriment, soit ils n’en gardent que les deux derniers, liés à l’histoire de la maison d’Argan. 

La scène que nous allons faire entendre avant de l’analyser est étonnante à plus d’un titre. Après un premier acte centré sur Argan, sa famille et ses gens, nous assistons dans cet extrait à une présentation de personnages extérieurs et notamment du duo de prétendants : Thomas Diafoirus, l’officiel et Cléante, l’amant clandestin, que Molière oppose avec beaucoup d’humour. Étonnante aussi, dans la façon dont l’esprit de l’intermède entre ici dans l’action principale de la pièce, avec un Cléante qui se fait le porte-parole de l’auteur.

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L'extrait du Malade imaginaire diffusé à l'antenne (Acte II, scène V) est issu d'une version mise en scène par le suisse Claude Stratz, décédé en 2007, alors que la pièce se jouait à la Comédie-Française. En hommage, la pièce a été enregistrée en studio par France Culture (réalisation Christine Bernard-Sugy, avec Alain Pralon (Argan), Catherine Hiegel (Toinette), Julie Sicard (Angélique), Loïc Corberie (Cléante), Bruno Rafaéli (Mr Diafoirus) et Alexandre Pavlof (Thomas Diafoirus) et une musique originale de Marc-Olivier Dupin.

L'analyse a été faite par Simon Chemama.

>>> Lien vers la page Eduscol du site du Ministère de l'Education, des Sports et de la Recherche. Vous pourrez y trouver les analyses littéraire et grammaticale complètes de toutes les émissions déjà diffusées.

Le Malade imaginaire - Acte II, scène V : version jouée par Raymond Souplex, Jacques Charon, Javotte Lehmann, Marthe Mercadier, Roméo Carlès, mise en scène de Jacques Charon et réalisation de Max de Rieux (1959). Début correspondant à l'extrait étudié - à 2'55".

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Extrait musical

"Entrée de ballet. Air des mores", extrait de l'intégrale du Malade imaginaire, musique composée par Marc-Antoine Charpentier et interprétée par l'ensemble des Arts Florissants en 1990 (Harmonia Mundi).

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L'anagramme d'Etienne Klein

2020, une année exceptionnelle à plus d’un titre

Aujourd’hui, je vous propose de jouer avec les chiffres plutôt qu’avec les lettres.  

Prenons un nombre, un nombre entier. Exemple : 13. Décidons de lui associer un autre nombre, obtenu de la façon suivante : le premier chiffre de ce nouveau nombre indiquera le nombre de zéros qui figurent dans le nombre dont nous sommes partis, en l’occurrence 13. Combien y a-t-il de zéros dans 13 ? Réponse :  0 ; le deuxième chiffre sera le nombre de 1 présents dans ce nombre, soit 1 ; le troisième le nombre de 2, soit 0 ; le quatrième le nombre de 3, soit 1. Donc, à 13 nous associons 0101. 

Autre exemple, pour se faire la main : 1031. Il contient un 0, deux 1, zéro 2, un 3. Donc, en suivant le code que nous venons de définir, nous lui associons le nombre 1201. 

Maintenant, accrochons-nous : les mathématiciens appellent nombres « autodescriptifs » les nombres qui restent identiques à eux-mêmes après la transformation que je viens de définir. Par exemple, 0 est-il autodescriptif ? Non, puisqu’il s’écrit 1 ? Et 1 ? Non plus, puisqu’il s’écrit 01…  Et 2 ? Encore moins, puisqu’il s’écrit 001… Et 2020 ? Il contient deux 0, zéro 1, deux 2 et zéro 3, ce qui donne bien 2020. Miracle, 2020 est un nombre autodescriptif ! 

Je dis miracle, car si vous cherchez, vous verrez : les nombres autodescriptifs sont extrêmement peu nombreux. À vrai dire, il n’y en a que sept, en tout et pour tout : 1210 ; 2020 ; 21 200 ; 3 211 000 ; 42 101 000 ; 521 001 000 ; 6 210 001 000. 

Conclusion : en plus de tout ce qu’elle nous a montré – avec la pandémie, le confinement, le couvre-feu, le Tour de France en septembre plutôt qu’en juillet - 2020 est vraiment une année exceptionnelle au sens où elle la seule année autodescriptive qu’il nous sera donné de vivre, puisque qu’en 21 200, la prochaine année à avoir cette propriété singulière, nous ne serons plus là.  

Je recommande à celles et ceux qui voudraient en savoir plus sur les nombres autodescriptifs la lecture d’un article écrit par Nicolas Curien et Pierre-Louis Curien dans le dernier numéro de La Recherche, article intitulé « Quand les nombres content autant qu’ils comptent ».  

Chroniques
17H36
28 min
La Dictée géante
La dictée de Rachid Santaki : extrait de "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand
Intervenants
  • Physicien, spécialiste du temps, producteur à France Culture de l'émission Sciences en questions
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