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Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault (au centre) jouant "Les Fausses confidences" en 1946 au Théâtre Marigny (Paris).

"Les Fausses Confidences" de Pierre de Marivaux / La dictée : "Aurélien" de Louis Aragon

59 min
À retrouver dans l'émission

Cette semaine, En français dans le texte propose d'étudier un extrait des "Fausses confidences" de Pierre de Marivaux et pour la dictée de Rachid Santaki, un extrait d' "Aurélien" de Louis Aragon. Et, en fin d'émission, une nouvelle anagramme d'Etienne Klein.

Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault (au centre) jouant "Les Fausses confidences" en 1946 au Théâtre Marigny (Paris).
Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault (au centre) jouant "Les Fausses confidences" en 1946 au Théâtre Marigny (Paris). Crédits : © Keystone-France/Gamma-Keystone - Getty

Parce que nous avons pris tant de plaisir à faire résonner, lors du premier confinement, les plus belles pages de la littérature française, désormais, chaque samedi, nous faisons vivre et revivre les grands textes de notre patrimoine littéraire, mais aussi parfois philosophique et historique, lues par de grands comédiens, et analysées de manière experte, en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale.

Aujourd’hui, Les Fausses confidences de Pierre de Marivaux, une pièce publiée en 1737. Le point de départ, comme souvent chez Marivaux, une affaire de mœurs et de cœur… 

L'histoire

Dorante se fait engager comme intendant d’Araminte, veuve fortunée, et projette de l’épouser. Il semble l’aimer… Mais Araminte est déjà plus ou moins engagée dans un projet de remariage avec le Comte Dorimont. Pour le coup, elle ne l’aime pas mais cette alliance éviterait un procès au sujet d’une terre que tous deux se disputent, et sa mère, Mme Argante, la presse de se marier. Entrera ensuite en scène, Dubois, l’ancien valet de Dorante, qui prend en main la situation et tente de faire tomber les obstacles… 

Le contexte

Aujourd’hui, l’extrait que vous allez entendre est issu de l’acte II, acte central où traditionnellement les différents fils de l’intrigue viennent se nouer. Dans La Surprise de l’amour, de Marivaux déjà, l’action de la fin de l’acte II puis de l’acte III progressait autour d’un objet : le portrait miniature de la Comtesse. Perdu, retrouvé et conservé par Lélio, puis découvert par la Comtesse dans la « poche de sa veste » (tout près du cœur), il venait sceller le rapprochement définitif des deux personnages principaux, qui tentaient jusque-là de résister à l’amour. 

Quinze ans plus tard, dans Les fausses confidences, Marivaux fait ressurgir cet objet, et lui donne à nouveau un rôle-clé dans l’intrigue. Le petit portrait d’Araminte, qu’un ouvrier vient de livrer (scène 6), constitue une preuve tangible de l’amour de Dorante pour sa maîtresse, cette fois-ci aux yeux de toute la maisonnée ainsi que du Comte.

Mais, il y a dans cette séquence centrale des Fausses confidences, composée de quatre scènes très vives, quelque chose d’étonnant, de très différent de la façon dont l’action progresse dans La Surprise de l’amour. À cette scène du portrait succède en effet la scène du « tableau », étrange redoublement… Comment l’expliquer ? Est-elle utile dans le nouement de la pièce ? Pourquoi ce double-nœud ? Pourquoi une telle dépense

C’est ce questionnement qui nous servira de point de départ pour analyser les scènes 8 à 11 de l’acte II

L'analyse complète a été réalisée par Simon Chemama, professeur agrégé de Lettres et de théâtre.

Les Fausses Confidences, de Pierre de Marivaux, retransmission de la Comédie française (captation par France Culture).

Mise en scène de Jean Piat et diffusion sur France Culture le 1er février 1970.
Avec la troupe de la Comédie Française : Micheline Boudet (Araminte), Jean Piat (Dubois), Simon Eine (Dorante), Paule Noëlle (Marton), Denise Gence (Mme Argante), Bernard Dhéran (Le Comte), et Marcel Tristani (Arlequin).

Texte des scènes analysées

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En bonus 

Simon Chemama a fait référence à une version TV de la pièce Les Fausses Confidences retransmise par France 2. Il s'agit de la mise en scène de Didier Bezace, avec Anouk Grinberg et Pierre Arditi. Elle est visionnable en intégralité.

Un entretien avec Didier Bezace où il parle de Marivaux et des Fausses confidences.

>>> Lien vers la page Eduscol du site du Ministère de l'Education, des Sports et de la Recherche. Vous pourrez y trouver les analyses littéraire et grammaticale complètes.

Extrait musical

"All The Things You Are" de Chet Baker - Album : "Chet Baker Quartet feat. Russ Freeman" (1953) - Label : Blue note.

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« My romance with Chet » est résumé par le réalisateur, Bertrand Fèvre, avec les jolis mots suivants : « C’est l’histoire d’un faisceau de lumière qui tombe amoureux d’une note de musique ». Le documentaire est à la fois un hommage à un genre de cinéma en noir et blanc des années 40 et 50 qu’il reconstitue, et à la poésie de ce trompettiste si bouleversant. La réédition de ce documentaire (dvd), accompagné d’un livre, et d’un 45 tours vinyl, est sortie le 6 novembre 2020 (Edition Jazz&Cie).

L'anagramme d'Etienne Klein

Climatosceptique

Il est des vérités que nous ne discutons guère. Parce que nous les ignorons, parce qu’elles nous sont parfaitement indifférentes, ou parce qu’elles ne menacent aucun pouvoir installé, aucun intérêt politique ou religieux. C’est notamment le cas pour les vérités mathématiques : nul ne s’avisera de nier que le théorème de Pythagore est un énoncé vrai dans un espace euclidien plat.

C’est également le cas pour certaines découvertes très fondamentales : personne n’est venu contester la détection du boson de Higgs faite en 2012, dont l’existence avérée ne risquait guère d’ébranler les intérêts matériels ou symboliques de quiconque.

Mais pour les résultats scientifiques qui viennent déranger le monde des humains - leurs façons de penser ou leur modes de vie -, c’est une autre affaire. On assiste alors  à leur dégradation médiatique en simples « opinions », que chacun se sent libre de contester par toutes sortes d’arguments. L’exemple peut venir d’en haut : on se souvient d'un certain ministre, honorablement connu pour ne pas être climatologue, déclamant à l’envi que les découvertes alarmantes sur le changement climatique ne devaient pas être prises au sérieux, la climatologie n’étant pratiquée, selon lui, que par des incompétents.

Or, au lieu d’ainsi nous réfugier derrière une forme de scepticisme systématique, le plus souvent paresseux et démagogique, ayant pour seule vertu de cautionner notre procrastination, nous devrions plutôt prendre acte qu’en matière de sciences, tous les discours ne se valent pas. Si imparfaits soient-ils, ceux du GIEC, par exemple, ont le mérite d’être étayés, contrairement aux élucubrations climatosceptiques d’un Trump ou d’un Bolsonaro.

Militants du statu quo dans la façon d’exploiter des énergies fossiles, tout climatosceptique serait-il en phase avec son anagramme, c’est-à-dire un complice statique ?

Chroniques
17H36
28 min
La Dictée géante
La dictée de Rachid Santaki : extrait d' "Aurélien" de Louis Aragon
Intervenants
  • physicien, producteur de Sciences en question sur France Culture
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