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Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère, chargé des questions de sécurité, fidèle de DSK

7 min

Quelques extraits de cet interview :

La comparution ce jour de DSK devant le Tribunal de New-York :

- "DSK est aujourd'hui dans un combat qui est celui de son innocence, et le plus grand service que l'on puisse lui faire c'est de le laisser tranquille, qu'il puisse mobiliser la totalité de son énergie dans cet exercice."

Un éventuel procès de DSK pourrait nuire à la campagne du PS :

- "Ce sont deux sujets différents. Le problème de Dominique Strauss-Kahn aujourd'hui est une difficulté personnelle, il est dans une sphère privée. A côté, il y a le PS. Le temps de DSK n'est plus le nôtre. Et le PS doit continuer sa route ne serait-ce que par fidélité au pacte implicite qui allait être passé entre DSK et le PS c'est à dire la volonté de l'alternance l'année prochaine. Ce lien implicite assez solide que les Français étaient en train de tresser avec DSK. Les Français ne sont pas un fan-club, s'ils avaient repéré la candidature potentielle de DSK et le message qu'il portait, c'est parce qu'ils avaient ce besoin de mettre fin aux cinq années de Nicolas Sarkozy qui ont été des années obscures et sinistres pour la France."

Les Strauss-khaniens et l'avenir :

- "Il faut rassembler les petits morceaux de la diaspora strauss-khanienne. Je me pose la même question que quand DSK devait être candidat, nous demandions à tous les autres candidats de se demander si leurs candidatures étaient utiles, je pose la même question à mes amis (Moscovici, Valls) : croyez-vous que ce sera utile ? Je n'en vois pas l'utilité."

Sur la sécurité et le maire de Sevran (93) qui demande l'intervention de l'armée :

- "Ce serait une très mauvaise solution. De deux choses l'une, ou on demande à l'armée de faire son métier, c'est à dire de faire la guerre, et évidemment pas ce n'est pas la solution à Sevran, ou on demande à l'armée d'être supplétive des CRS et des escadrons de gendarmerie mobile, et je ne vois pas la valeur ajoutée. Vous savez je crois qu'il y a déjà une stratégie de tension qui est la réponse du pouvoir aux questions de sécurité, ce n'est pas la bonne. Je pense que l'on construit la tranquillité publique dans la concorde et non dans la discorde."

Sur le projet de loi de finances rectificative dont l'examen débute ce soir à l'Assemblée Nationale :

- "Ce sera sans doute la dernière bataille de cette session législative qui va se terminer en juillet parce qu'elle est très symbolique. Nicolas Sarkozy a pris comme première décision le bouclier fiscal. Il essaie aujourd'hui de lancer une grande manoeuvre, un grand rideau de fumée pour essayer de faire croire qu'il a compris son erreur alors qu'en réalité il va aggraver les inégalités puisqu'il va permettre aux personnes qui payaient l'ISF de ne plus le payer."

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