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Michel de Bonnecorse, ancien conseiller Afrique du Président Jacques Chirac

8 min

Michel de Bonnecorse
Michel de Bonnecorse Crédits : Radio France
Michel de Bonnecorse ©Radio France Il commente la chute de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire. Quelques extraits de cette interview : - Sur l'ancien chef d'Etat ivoirien : "C'est un combattant politique de la première heure qui avait usurpé une étiquette socialiste et qui a abusé un certain nombre de personnes autour de cette étiquette y compris en France; surtout des dirigeants socialistes, les chefs d'Etats français eux n'ont jamais été dupes de Laurent Gbagbo. Et tout de suite dès qu'il est arrivé au pouvoir, il a eu des tentations de dérive dictatoriale et il n'y a pas résisté et ça s'est accentué jusqu'au point culminant de ces quatre derniers mois." - Sur les forces françaises : "On peut dire qu'il y a eu une première mi-temps où Licorne a protégé et empêché le renversement de Laurent Gbagbo, ce qui était normal puisqu'il était le président légitime de la Côte d'Ivoire et puis un deuxième temps où Licorne s'est mise au service du nouveau président légitime, c'est à dire Ouattara. - Sur l'après-Gbagbo : "Je conserve un optimisme sur le moyen-terme assez grand pour la raison suivante, c'est vrai qu'il y a encore quelques excités qui vont essayer de régler leurs querelles, peut-être comme çà au coin d'un bois, mais surtout dans les mois à venir pour essayer de créer des polémiques; mais moi ce que je constate, c'est que l'ensemble des Ivoiriens, c'est à dire plus de 95% des Ivoiriens, eux, ils veulent sortir du cauchemar de ces dix dernières années." - Sur la françafrique et les présidents Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy : "Le discours de Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence, consistait à dire ce qui est scandaleux dans les relations africaines, c'est cette françafrique, les réseaux, etc. Or, Jacques Chirac et tous ceux qui travaillaient autour de lui ne se sont absolument pas sentis visés parce que justement, depuis 95, Jacques Chirac avait décidé de détruire les réseaux. Et le paradoxe, c'est que ces réseaux se sont reconstitués, notamment sur l'affaire ivoirienne, depuis l'élection de Nicolas Sarkozy donc on est dans un paradoxe assez intéressant." *Interview à réécouter et à podcaster.*
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