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Esclaves apportant des offrandes à Osiris, fondation du Louvre
Épisode 2 :

L'Egypte ancienne et le mythe de l'Etat-providence

59 min
À retrouver dans l'émission

On connaît l'Egypte antique pour ses immenses pyramides, pour le faste des tombeaux, pour le grandiose de ses dynasties... Mais d'où provient cette prospérité économique ? De la bonté de la déesse Maât ? De "l'Etat-providence" du pharaon ? Ou de l'inventivité des communautés locales ?

Esclaves apportant des offrandes à Osiris, fondation du Louvre
Esclaves apportant des offrandes à Osiris, fondation du Louvre Crédits : Getty

[Cette émission a été diffusée pour la première fois le mardi 18 juin 2019]

Deuxième jour de notre série consacrée aux économies de l’Antiquité. après avoir sillonné hier la Mésopotamie au temps du roi Hammourabi, c’est en Égypte ancienne que notre périple se poursuit. 

Durant trois millénaires, une économie agricole s’est inventée sur les bords du Nil, économie longtemps éclipsée par la grande histoire des pharaons. Le manque de témoignages sur le quotidien des égyptiens a conduit de nombreux égyptologues à surestimer le rôle de la monarchie et à parler d’un État providence avant la lettre... Or, peut-on vraiment parler d’une « économie dirigée » au temps de Ramsès ou d’Ahmenotep ? Quel rôle les échanges, locaux et internationaux, ont-ils joué dans la prospérité de la civilisation égyptienne ?

Références sonores : 

  • Conférence “L'économie de l'Egypte ancienne” de la revue des “Annales” à l’EHESS, avec Juan Carlos Moreno Garcia (04/04/2014)
  • François Sureau dans "La marche de l'histoire : Le Nil", sur France Inter (01/03/2011)
  • Jacques Bethemont dans "Les matinées de France Culture", sur France Culture (01/01/1991)
  • Chloé Ragazzoli dans "La fabrique de l'histoire" sur France Culture (19/03/2019)
  • Lecture d'un extrait des Chroniques de l'histoire de Diodore de Sicile, historien et chroniqueur grec du 1er siècle av. J.-C., contemporain de Jules César et d'Auguste :;

A l’extrémité de l’Egypte, entre les confins de l’Arabie de l’Arabie et de l’Ethiopie, se trouve un endroit riche en mines d’or, d’où l’on tire ce métal à force de bras, par un travail pénible  et à grands frais. C’est un minerai noir, marqué de veines blanches et de tâches resplendissantes. Ceux qui dirigent les travaux de ces mines emploient un très grand nombres d’ouvriers, qui tous sont ou des criminels condamnés, ou des prisonniers de guerre et même des hommes poursuivis pour de fausses accusations et incarcérés par animosité ; les rois d’Egypte forcent tous ces malheureux, et quelquefois même tous leurs parents, à travailler dans les mines d’or ; ils réalisent ainsi la punition des condamnés, tout en retirant de grands revenus du fruit de leurs travaux. Ces malheureux, tous enchaînés, travaillent jour et nuit sans relâche, privés de tout espoir de fuir, sous la surveillance de soldats étrangers parlant des langues différentes de l’idiome du pays, afin qu’ils ne puissent être gagnés ni par des promesses ni par des prières.

Musiques : 

  • Générique : “Time is the enemy” / Quantic
  • "Walk like an Egyptian" / The Bangles 
  • "Zero Pharaoh" / Everyting Everything

Chroniques

14H54
4 min

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