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Le Couronnement de Charlemagne (An 800) Grandes Chroniques de France par Jean Fouquet 1455-1460
Épisode 1 :

De la loi salique à la Révolution : la transmission sous l'Ancien Régime

59 min
À retrouver dans l'émission

Sous l'Ancien Régime, il apparaît comme une fatalité que la fille ne succède pas au père, au mieux elle héritera de quelques terres. On a fait porter à la loi salique l'idée de primauté du fils aîné et l'exclusion des femmes. Pourtant, il n'en est rien. Rien en cette loi ne les exclut de l'héritage.

Le Couronnement de Charlemagne (An 800) Grandes Chroniques de France par Jean Fouquet 1455-1460
Le Couronnement de Charlemagne (An 800) Grandes Chroniques de France par Jean Fouquet 1455-1460 Crédits : Apic/RETIRED / Contributeur - Getty

Premier jour de notre série consacrée à l’héritage. Héritage économique bien sûr, mais aussi politique et social puisqu’au-delà de l’argent, nous recevons aussi de nos parents des mots et des pratiques.

Demain, nous interrogerons les rouages du capitalisme familial, pour tenter d’en saisir les spécificités. Puis, nous tenterons de comprendre de quoi l’héritage est aujourd’hui le nom : simple patrimoine ou malédiction en partage? Nous irons pour cela du côté de la sociologie de la transmission, avant de nous demander, jeudi, s’il ne faudrait pas, tout simplement,  abolir l’héritage.

Mais tout de suite, nous partons aux premières heures du Royaume de France : l’empire romain s’effondre et Clovis, tout juste sacré Roi, instaure la fameuse loi salique. Ce texte relativement anodin, simple code de pratiques et de conduite, servira pourtant d’excuse pour exclure durablement les femmes du pouvoir. 

L’héritage fut ainsi un outil, manipulé avec ou sans précaution, pour faire tenir pendant des siècles la société d’Ancien Régime.

En l'absence de garçons la crainte c'est que le fief  tombe en quenouille, c'est-à-dire aux mains d'une fille. Le gendre,  choisi dans une noblesse moindre, est sommé de garder le nom de son  beau-père, ce qui sauve la lignée, même si c'est une illusion. - Jérôme Viret

Références sonores :

  • Pierre Petot dans Heure de culture française, le 05/08/1955
  • Lecture, Mémoire sur les légitimités duDuc de Saint Simon,  1720
  • Boris Bove, maître de conférences à Paris VIII dans 2000 ans d'histoire, France Inter, lundi 30/11/2009
  • Lecture du Traité de la noblesse et de ses différentes espèces de Gilles-André de La Roque, 1678
  • Lecture de A l’ombre des jeunes filles en fleur de Marcel Proust, 1919

Références musicales :

  • Générique : « Time is the Ennemy » de Quantic
  • "Que n’est-elle auprès de moy" de Pierre Certon, joué par l’ensemble Gilles Binchois
Intervenants
  • professeure émérite de littérature de la Renaissance à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, historienne spécialiste des relations de pouvoir entre les sexes.
  • professeur d'histoire moderne à l’Université de Lorraine
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